18/07/2005

LES B.I.T.C.H

Les B.I.T.C.H sont ailleurs, entre quatre ou deux yeux, fécondes, productives, amoureuses, désabusées, siffleuses, parcimonieuses ou éloignées. Elles perdurent dans l’idée B.I.T.C.H parce qu’elles ne sont pas nées de la cuisse d’une Jupiler (chut !!) mais prennent des vacances, entre une piste de ski en herbe, les escaliers d’un quartier branché, un parcours de combattante, une piste cyclable pour écrivaines, un salut dans le cul, une jouissance sanitaire…

Parce que vous n’êtes jamais venus ici par hasard, compostez vos souvenirs et asseyez, le train va sûrement repartir…

 

En attendant, lisez, amusez (vous), assimilez, comprenez, critiquez, ailleurs ou chez vous, par là ou demain, dans vos vies intérieures, dans vos envies postérieures…

 

Ce n’est qu’un au revoir, mes sœurs…

11:17 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

Allitérations

La babouche dans la bouche, les babioles dans le bavardage, les belettes batifolent, par Belzébuth et Brigitte Bardot. Elles se pavanent devant les brasseries pure gare, populaires et suantes, de pathétiques parades en étalages syphilitiques. Leurs mamelles pré pubères s’amoncellent par monts et par peaux, se font souvent palpables sous le poids des papouilles pyromanes de papas bateaux et papis gâteux. Âme, drame, grammes, elles papillonnent de petites pensées en petites pesées, grappillant par mois les humbles parjures commerciales de pauvres pantins paralysés du priape.

Elles parlent d’elles, entre elles, boudent, chient du grain et labourent les champs lexicaux de la propreté du langage.

Elles prohibent leur beauté dans l’embouchure de leur désir d’ambulance. Ebahies par leur beauté pourtant éphémère, elles caracolent sur les trottoirs, leurs talons coinçant leurs lèvres dans un sourire simiesque. Elles apaisent leur fausse pudeur et leur fécale pruderie par une pulpeuse paresse et moult moqueries de bas étalage. Oisifs oiselets de passage, elles sacrifient leur pondération sur un autel de bazar, entre un sac pailleté et un matelas vibrant, le cul assis dans un caramel mou de marché dominical.

Mignonnes minettes, elles meurent un soir, malgré leur joli amas de malveillance bancale, les cuisses griffées dans un pugilat de cour des miracles factice d’un coup de reflet vérité, dans un miroir glacé de maturité simulée.

 
(art by Cornelie Tollens: http://www.noorderlicht.com/ned/fest01/droomoord/tollens/)

11:07 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

07/07/2005

Tapez escape

Aujourd’hui je refuse la pression, quand on a une vie de merde on ne se plaint qu’à soi-même, nous sommes tout puissant, nous choisissons, l’effet de causalité, totally control of our life, nous sommes fautives éternellement. Fuck off.

Si vous êtes fragiles et sensibles à la real life, et que la misère humaine vous débecte parce que vous êtes supérieurs tapez Escape.

 

J’ai un problème avec les hommes, vous avez un problème avec les femmes, la planète entière a un problème avec la planète entière, et c’est de la faute à personne. Sans entrer dans des discussions théologiques aujourd’hui je ne vais pas travailler et je pète un câble, gentiment et proprement parce que je suis une femme, et que je suis belle et aussi intelligente.

7h00 lever, préparer sac repas goûter pour enfant de 5 ans qui ne veut pas se lever, il pleut des cordes.

7h30 sortie, douche, métro, douche avec 10 kilos de bonheur informatique sur le dos (je n’ai pas le droit de me plaindre je l’aime mon VAIO)

8h00 je suis mouillée comme une chienne bâtarde

8h20 je rentre chez moi énervée et je ne préfère pas venir dans cet état

Que mon proprio me fasse une crise de proxénète parce que je ne lui ai pas payé le loyer à temps passe encore

Qu’on me coupe Internet parce que je n’ai pas payé à temps et qu’on me fasse payer 30 euros en plus passe encore

Que je mendie à 16h00 pour qu’on m’amène à la gare passe encore

Que j’arrive en sueur avec dix minutes de retard en me pliant en dix pour faire mes excuses à la garderie passe encore

Que je paie 200 euros de transport et de garderie par mois sur les 1000 mensuels passe encore

Non je n’ai pas mes règles aujourd’hui

Que les hommes fassent EXPRES de ne pas baisser la cuvette et d’utiliser les toilettes des dames passe encore.

Que lorsque j’explique mes difficultés à adopter le même rythme que vous 12h-20h on me fasse une tête de « ma pauvre fille mais ce sont tes problèmes pas les nôtre » passe encore.

Oui ce sont mes choix, et l’un deux a été de choisir de bosser dans le web, vous savez le truc ou les gens travaillent sur un ordinateur et n’ont pas besoin de se pointer bêtement tous les jours pour que les patrons puissent se dire « je ne le paie pas pour rien il est bien là assis sur cette chaise 8h par jour ».

Que vous ayez décidé de me virer prochainement (terme inexact puisque je n’ai pas de contrat) passe encore.

Je ne serai pas là pour la super réunion ou Y va se plaindre de moi, ou W va jouer avec son tube de Xanax et ou V va perdre trois cheveux, j’en suis vraiment navrée.

Je suis navrée qu’il n’y ai pas plus de client pour remplir les caisses, qu’il faille vendre sa mère pour garder un job, que je ne vais plus avoir de job d’ici peu, mais c’est de la faute à personne, sans entrer dans des discussions théologiques, ça va me gonfler cette journée ou la garderie va me menacer parce que j’arrive en retard, ou je vais mendier pour être sous-payé ou je vais mendier pour qu’on m’emmène à la gare parce que j’ai choisi de donner la vie au lieu de passer mon permis de conduire et que j’ai préféré divorcer d’un homme infidèle et violent. Mais ça ce sont mes affaires bien sûr. Ca va me gonfler d’arriver devant la banque et qu’elle soit fermée, de retenir mon  proprio comme un chien en laisse, de rentrer chez moi et de ne plus avoir Internet, de ne pas avoir de crédit pour commander une pizza.

Je ne sais pas de quoi vous voulez discuter mais je vous propose une solution, W apprend le php en cachette, vous avez deux OSCommerce en ligne, moi ce sera simple de me virer puisque je suis émotive et pas sous contrat, V avec un peu de chance va céder à la pression et à la rentrée la famille va se retrouver comme avant au complet ils se marièrent et eurent beaucoup d’argent. Parce que l’essentiel dans cette vie étant de baiser et d’avoir du fric, je n’en vois pas beaucoup qui pourraient me contredire. Vous m’excuserez mais je ne baise pas et je n’ai pas de fric on est le jeudi 7 juillet 2005 et à mes risques et périls si mon besoin inextricable d’expression me perdra un jour.

Je ne jouerai pas l’hypocrite même si c’est ce qu’on doit faire dans le milieu professionnel.

Donc la question : vous avez encore besoin de moi oui ou non ? En freelance de temps en temps ? Pas du tout vous vous démerderez ?

Je reste à votre disposition pour de plus amples informations.

Veuillez agréer blablabla.

 

Le féminisme vous séduit ? Vous fait rire ? Venez portez un vagin entre des cuisses grasses, assumez une triple vie d’artiste paumée, de mère défectueuse et de salariée sur un fil, après vous pourrez écrire un tas de livres remplis de conneries sur un monde de merde dans lequel il faut trouver une place respectable, baiser, avoir du fric, un corps parfait, aimer un homme comme il le mérite, ne pas fumer, acheter des Walt Disney pour nourrir l’imagination d’une gamine qui va se prendre une grosse claque quand elle va découvrir qu’elle n’est pas une barbie, que la méchante belle mère n’est pas tombée dans le ravin, que le prince charmant veut la sodomiser et lui faire avaler sa purée. On verra si ça passera.

 

Une BITCH  

 

 

 

 

 


09:52 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (15) |  Facebook |

04/07/2005

Au Bord d'Elle

Au bord d’elle

Appel aux artistes, associations


L’asbl ‘Ah Mon Amour’ organise un événement d’un mois consacré à l’érotisme en octobre 2006. Ce projet pluridisciplinaire se déroulera dans divers lieux bruxellois. Il vise à explorer l’érotisme par différentes approches et moyens d’expressions.

Le concept d’érotisme est pris ici du point de vue de la célébration et comprend les dimensions poétique, spirituelle, charnelle, sensuelle, symbolique, pratique, scientifique, etc.

 ‘AU BORD D’ELLE’ se déclinera en exposition (peintures, photos, vidéo, cinéma,  objets en tous genres), conférences,  bibliothèque, cuisine et senteurs érotiques, spectacles vivants (danse, théâtre, lecture au creux de l’oreille, etc.), stage (danse buto, massages, etc.).

Comme son nom l’indique, ce projet favorise l’expression d’artistes femmes, mais reste bien sûr ouvert à tous.

Si vous souhaitez faire partie de ce projet d’une manière ou d’une autre vous pouvez nous envoyer un dossier ou nous contacter jusqu’à décembre 2005 au plus tard .

Contact : Laurence Oussov : 0486/07.79.12 & Geneviève Voisin : 0472/75.03.32 (+33/(0)1.48.13.08.49)

 

E-Mail : aubordelle@msn.com    


17:40 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |