01/06/2005

Fast Sex

Nouvelle mode, nouveau mode, quels avantages pour la semi consommation sexuelle ?
(Attention je vais être drôle et méchante)

Parce que la pseudo libération sexuelle est en marche depuis bien trop longtemps, aurions nous enfin droit à une riposte ?
Parce qu'à force de dossier spécial dans les magazines féminins, de deep-throat avant l'âge nous aurions, enfin, évoluées ?
Parce qu'il est des modes de domination par la fellation que nos collègues les chiennes d'avant-gardes tapies dans l'ombre des boxers masochistes ont décelé avant la guerre ?
Putain ! Nous sommes découvertes !

Ce n'est pas pour dire, mais il semble que nous nous améliorons largement dans les rapports bucco-génitaux et de ce fait, c'est la porte ouverte sur toutes les fenêtres ! Et en particulier, sur celle qui donne tout juste sur l'empire de l'oisiveté...

Oui, je parle des cas particuliers qui en s'accumulant ont fait de nos quotidiens une généralité. (Je suis navrée, désolée, mais c'est de mon devoir, d'en parler, vraiment, envers mes con-patriotes casées d'abord puis pour vous dire les filles, vous n'êtes pas seules.)

Donc, une fausse alternative au safe sex, le fast sex ? Qui dit sucer n'est pas tromper ? Mais encore ?

Parce que la pénétration est une fin à la faim il nous faut nous adapter. La recherche incessante du désir le tue c'est bien connu, on se recouvre mesdemoiselles, ça laisse plus de place aux fantasmes, les étalages généreux de chair ne sont plus à l'ordre du jour.
Parce que ces messieurs, maintenant, sont fiers de vous présenter...(roulement de tambour) : une sensibilité féminine ! Un désir progressif et pas animal, pesé et surtout emballé.
Et la mécanique n'est qu'un détail, qu'ils ne gèrent pas encore très bien ok, mais le mâle de l'avenir aura les pleins pouvoirs sur son érection, soyez en surs.

Donc, il y a ceux à qui l'évolution darwinienne a sourit, avec qui il faut y aller doucement, ils ne sont pas comme les autres - oui pas comme les dix autres avant eux qui ont déglutis le même discours pour nous attendrir-. Pour quelques jours plus tard retomber dans des travers bel et bien masculins. Et oui, votre performance se mesurera toujours dans l'endurance et je n'en suis pas navrée.

Puis il y a ceux, bons enfants, à peine gênés d'être encore des mâles sexuels en totale harmonie avec l'objet de nos désirs, qu'on a voulu - à juste titre bien sur - diaboliser.

Mais que faut il faire ? Se plaindre aux boîtes de prod' porno médiocres qui n'ont fait que nourrir un archétype universel ? Taper sur la gueule des féministes qui nous privent de puissants orgasmes ? A nous même pour être multiples (et non pas changeantes) ?

Non, mais ravissons nous, car aujourd'hui, nous avons le choix, entre se faire aimer et se faire baiser.

 

(illustration http://www.nicolaranaldi.it/)






12:46 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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