10/05/2005

Fais le malin, la meuf te regarde...

Faire le malin, le mariole, le cow-boy : l’homme est prêt à tout pour attirer l’attention de la femelle, l’impressionner et qui sait, emballer. Mais a-t-il bien raison ? Une étude scientifique sème le doute…

 

On en voit conduire à donf dans des voitures racées ou pourries, aligner des galipettes en skateboard, descendre tout schuss hors-piste, sauter à l’élastique ou du grand plongeoir, bref il s’agit de montrer sa force et son courage. (On ne parle pas ici du vrai courage, à la guerre ou dans une Résistance, mais du courage dans les futilités).

 

Pour démontrer scientifiquement que les femmes aiment les cow-boys, un psychologue américain (David Farthing, de l’Université du Maine) a conduit une étude, publiée le mois dernier. Farthing a réuni cent cobayes, moitié hommes moitié femmes, en leur demandant de réagir sur des scénarios à risques, et d’évaluer les réactions des autres participants.

 

Surprise : le test indique le contraire. Dans le panel, les femmes préféraient les prudents aux audacieux, aux parieurs, aux risque-tout.

 

A l’inverse, si ça rate avec les femelles, l’exhibitionnisme testostéroné impressionne puissamment les autres mâles. Dans le test, les hommes donnent de grosses notes aux marioles et des mauvaises aux prudents qui passent pour des trouillards.

 

En clair : faire le malin impressionne les copains mais pas les filles. Alors une question se pose : puisque ça ne marche pas, pourquoi les mecs s’obstinent? En termes darwiniens, les excités auraient dû être éliminés de l’évolution dès nos ancêtres préhistoriques, rayés de la création, véritables maillons faibles puisqu’ils n’auraient pas dû trouver à se reproduire. On ne devrait plus recenser aujourd’hui sur Terre que des mâles réfléchis, économes du risque. Ce n’est pas le cas.

 

L’explication, d’après les spécialistes du comportement, réside dans le désir des femmes de mettre la main sur des «mâles dominants». C’est la loi d’airain pour beaucoup d’espèces, le lion, l’éléphant, le morse, le pivert, le chimpanzé etc. Et pour l’humain. Les mâles dominants, c’est-à-dire les mâles qui ont le plus haut statut parmi les autres mâles. Mais si faire le cow-boy - on l’a vu - fascine les autres mâles, la conséquence est qu'ils vont bientôt vous reconnaître, consciemment ou pas, comme ce mâle dominant si demandé.

 

Conclusion de David Farthing : « Si vous êtes un mâle dominant, les femmes vous préfèreront pour votre statut, tout en n’aimant pas votre côté risque-tout. »

 

On remarque le détour, la ruse de l’évolution. Ceci explique aussi le comportement bizarre, qui étonne toujours, de ces femmes qui épousent des aventuriers et, une fois mariées, font tout pour les transformer en caniches. Pas si contradictoire, en termes darwiniens.

 

Conclusion (si vous en avez deux) : que faire ? Le malin ou le sage ? En fait les deux fonctionnent. La preuve : tous les hommes arrivent à se caser, les faux mous et les vrais durs, les faux durs et même les vrais mous. Simplement, il ne faut pas se tromper de cible, faire le mariole devant une fille qui mise sur le prudent, et vice-versa, la jouer pépère devant une femme qui préfère les machos. C’est la glorieuse incertitude du sport.

09:20 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

... Y a un truc qui me fascine....avec les femmes...ce qui a fait qu'elles étaient attirées..c'est exactement ça qu'elles essaieront de changer une fois "installées" :-)))

Écrit par : sioran | 10/05/2005

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