08/05/2005

Current Flood

Babes Incendient Toutes Condamnations Handicapantes

 

 

A compte gouttes mes élixirs

J’apprend à serrer les fesses pour ne pas me faire prendre par derrière.

A trop compter sur tes pattes avant tu oublies de goutter.

 

Réglée comme une horloge. Tu me demandes si j’écris à ce sujet ? Tu aimes lire sang et mort, mais jamais, jamais, jamais tu ne t’y collerais. Toi tu choisis, moi je subis, cyclique, périodique, cicatrique, hygiénique, combattre les tâches et les odeurs, cacher, cacher, toujours cacher, car nous avons tout à cacher. Il est vulgaire pour nous de dévoiler, mais à quelles limites sont mes intimités ? Jusque là ou l’autre les supportera.

Je fuis. Je te choque. Tu me fuies. Tu parles, tu parles, mais c’est moi qui avale, c’est de mon ventre que ça dévale. Ou se situe la vulgarité, jusqu’ou veux tu m’entendre ?  Par quel trou veux tu me prendre ? Dis l’aime, dilemme mon toujours, mon tout jouir.

J’ouvre et j’écarte. Tes perspectives. Et peut-être que ça sent mauvais. Pourtant tu vois bien, je ne cesse de me laver. Le sexe est déterminé bien avant la naissance, mon sexe est déterminé à jaillir son essence, à ne pas s’assainir, outre vengeance, outre tombe, en caillots, en filets. Rien qu’une gueule accidentée, et quand elle te parle, s’ouvre à toi, pour te divulger, tu l’étouffes de ton attribut qui fait mal. Pour qu’elle se taise, ma gueule, béante. Personne n’a jamais pensé à s’y coller, de son oreille, écouter son discours.

C’EST VRAI QU’ELLE N’A PAS LA GUEULE D’UN COQUILLAGE MON HUÎTRE. C’est vrai que si on n’y entre pas armé, si on ne la tient pas à l’œil, la gueule de mes enfers, risque de te dévorer.

Pourtant il y a cinq minutes tu enfonçais ton poing dans la gorge de mon sexe. Parce qu’un doigt c’est trop petit pour une si grosse bête, n’est ce pas ?

 

Jour après jour, je noie le regard que les autres portent et déportent sur moi, dans mon bain, gigantesque machine à laver les souvenirs. Mais elle doit être défaillante, rien ne part, tout se transforme, et mon corps est si gigantesque, si complexe, que je n’atteints pas tous les endroits sales. Le sang paraît me laver, celui que j’ingurgite, car celui qui en sort n’est qu’une vidange de ma condition, une condition à ma féminité, que je me lave. Cette condition qui n’envisage que la pureté, la possibilité de vivre acceptée, par la simulation de la blessure corporelle. Alors, quand je regarde couler ma punition, c’est mon pandémonium intérieur qui prend l’air, et tend, cherche, à s’infiltrer dans le corps d’un autre, marquer son passage dans chaque tissu, punition est tâche indélébile.

 

Un jour, je penserai, à rester fidèle

à ta conception d’immaculée.

 



12:36 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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