29/04/2005

Chloé D. : Hommage à son ramage

Lettres offertes
Lettres ouvertes

à Chloé Delaume

 

 

Chloé

 

Suite à tes mots saillants, nous (B.I.T.C.H et B.I.T.C.H Boys) avons collecté les impressions, ramassé les ressentis et en avons fait une suite, comme un cadavre exquis qui souffre encore de ne pas être assez mort d’avoir mordu dans tes pages. Lis et approuve, relis.

 

Absinthe.

 

Le sexe est la seule plaie

qui ne referme JAMAIS.

 

C’est ça être femme, saigner ? Et sentir la honte ?

 

Comme des pièces de puzzle, je me suis aussi emboîtée avec d’autres. Et la surface lisse m’a fait prendre mon pied. Jusqu’à ce que je découvre un monstre prisonnier de ma vulve, jusqu’à ce que je sente une odeur débile de mort au fond de mon vagin. Jusqu’à ce que la jouissance me fasse un trou cardiaque douloureux. Jusqu’à ce que la honte m’immobilise.

J’étais absente. Cérémonieusement je résistais, nuque et poings serrés, au frottement de son crâne rasé, qui comme du papier de verre râpait mes lèvres. Les grandes, puis les petites. Lui s’engouffrait comme un taureau. Se jetait tête la première. Je ne sais ou…Il s’immisçait dans mes intimités, et déjà mon corps ne m’appartenait plus.

J’étais le réceptacle de ses ratés, le punching-ball incarnant ses actes manqués.

Il est la somme, avec un peu de bête amour, des autres monstres de pierre.

Je n’ai pas appris à me vider la bouche. Elle était toujours pleine.

Ce n’est pas de ma faute.

Ses mains me pétrissent, pétrissent, me pétrissent le corps. Je me déforme pour de bon. Pour de bons quoi ? Pour rien. Pour lui. Toujours. Chaque « tu es bêlle » m’enfonce un peu plus dans la tombe. Je ne grandis pas sous les coups de reins mouillés. Je vieillis, difforme, mutant du désert. Et ce n’est pas de ma faute. Je ne me suis jamais appartenue.

 

Cette terre déshéritée en apparence, mais très féconde en réalité, se sépare du métal fondu en un simple et ferme coup de maillet.

 

L’objet témoin, entre mains, entre fesses, entre lèvres se fraye un chemin toujours plus profondément.

 

Aucune terre n’a été laissée vierge mon Seigneur, partout nous étalions nos cantiques. Au nom du Dieu vainqueur.

 

Les conquérants. Moi je les aime au repos. Les guerriers.

 

Martyrs de Babylone sur leur cheval drogué.

 

Mais là

Crois moi

Il a fallu durcir.

Renforcer les rangs,

Quand il creuse pour semer sa tâche l’indélébile.

 

J’ai musclé mes entrailles qu’il a prises d’assaut.

Tu comprends.

Il se devait, de semer, planter, arroser, pour la victoire de ses semblables.

Perpétuer l’espèce de connard.

Et moi

D’un simple et ferme coup de maillet.

Entre mes jambes.

Ta race maudite.

Prend fin.

Elle n’est plus si petite la mort, hein ? T’as les yeux grands ouverts ?  Un goût d’inachevé mon chéri ?

Par la force, ils nous on eu.

Par la force j’te dis.

D’un simple et ferme coup de pénis.

 

Métal fondu sur la matière féconde.

 

Les yeux grands ouverts.  Qu’est ce qui t’arrive chéri. L’objet de mes délires. Je n’ai pas pris mon pied, juste mon maillet. Pour te dire comme je t’aimais. Fondu.

 

Sans arme à pointer.

 

Mozhorus.

 

Petit insidieux stylet effilé.

Comme la pointe d’une langue en fil de fer enfilé dans le corps spongieux d’une cécité entendue.

C’est bien douloureux, c’est bien dans le crâne comme une voix qui tourne et lècherais les recoins des coins des bouts en pliage d’angle aigu.

Fellation intello textuelle des faces blêmes de l’ego qui se leurre.

 

«-Hi han hi han »

 

-« C’est quoi tes esgourdes hémorroïdaires qui te poussent dans l’anus, Pinocchio ?

C’est quoi ton complexe vif, ton vit en con plexus de l’air de rien ; tes charpies de testicules hachées au menu ?

T’as les lambeaux de peaux à grignoter en purée; l’eczéma plaintif, geignard.

 

Tu veux savoir ?

 

Hi han hi han

 

T’as une putain de masculinité émasculée par tes frayeurs d’enfants…

Tu sais plus pourquoi mais te laver la bite au Cif™ ne suffira pas ; c’était quoi ?

Bite de cousin dans ta bouche, paume serrée sur tes couilles ? Main de « Moman » dans ton cul taille cinq ans ?

Tu sais pas, plus, tu veux pas mais ça reste là comme une tache sur un torchon trop blanc.

C’est toi le torchon.

Étiré, cintré, torsadé, torche à jute des lambeaux de ta peau, larmes coincées dans tes glandes latrines mâles.

 

Hi han

 

C’est pas grave va, « lèvre toi et marche » comme disait Marie Bas de laine.

Tu finiras par en sucer de plus grosse que la tienne pour ne pas voir l’indécent mouvement flasque de ta mémoire te juter au visage.

Tu le sais ; tu ne diras rien, ne pleureras plus, n’entendras plus les gémissements poussifs de ton enfance aux cuisses bleutées écartelées bien larges par ces doigts.

Tu ne sauras plus, tu ne diras plus rien.

 

Hi han !

 

On te pétera les dents en même temps que tes reins pour que tu ne dises plus rien ; plus rien.

 

Tais toi et mâche !

 

Han…

 

Tveroz.

 

Mon dos épousait la chaleur du soleil répandue sur le plancher, dans cette lumière franche on aurait pu croire que j’étais bien. Enfin bien… Pour les autres…

Hors de ma boîte crânienne ma vie est d’une simplicité quasi prolétaire mais, quand je suis couché sur le sol dans un calme recherché, sans intrusion parasite du monde, je goûte au tumulte intrinsèque, aux conflits intestins.

 

Dans les mains, j’avais un livre éplucheur, c’est vous dire si je jouissais, en lisant je m’évertuais à faire de belles chutes de peau, depuis l’occiput jusqu’aux talons en essayant de ne pas briser la continuité des épluchures dermiques. Planté dans la peau molle sous mon menton, je sentais la pointe d’un chausson de Saint-Jean pénétrant suffisamment ma chair pour entraver une déglutition normale… Alors oui, j’étais bien tu penses !

 

Pourquoi tu crois que j’aime fumer à jeun quand la gorge est aride ? Tu crois que j’aime lire Bataille parce que c’est imprimé en italique ? J’aime être la souris verte qu’on montre à ces messieurs en la prenant par la queue et qu’on balance dans le chaos d’un brouet acide. Ses mots étaient des gifles et je souriais de ce rictus teinté de mort et d’érotisme… Ithyphalle charmé au son d’une plainte spasmodique, le bas-ventre honteux, la tête renversée comme si j’étais le sujet d’une toile de Chagall, une foire aux sensations, tout sens dehors prêts à se confronter à des salves d’une violence insoupçonnée.

Je me recroquevillais, fœtus à la conscience adulte, sorte de saumon remontant le fleuve, cherchant la chaleur d’un vagin maternel, à la porte d’entrée on avait laissé ce mot :

 

« Fermé pour cause de ta gueule ! »

 

Ne demandez pas à un cosmonaute de faire du breakdance à son retour d’une longue mission orbitale alors ne me demandez pas d’être clair après une lecture qui m’a éloignée de mon sexe !

J’étais la honte confrontée au regard du monde, que je sois là ou ici j’étais au centre avec ces yeux encastrés dans les murs de la ville entouré d’index déictiques. On m’avait mis à poil pour devenir monstre, derrière la porte il y avait du bruit, miasme auditif, des voix gutturales, des rots, des rires fêlés, des râles et puis… en tournant la page on m’a poussé dans le dos et je suis entré illico dans la cadence burlesque d’une farandole d’hommes aux attributs grotesques, j’avais quitté la violence de ses mots pour l’agressivité du monde… Mais ? Bordel ! CA n’a rien à voir ! Dans la violence, il y a le désordre qui permet de jouir et me voici geignant comme un porc dont on a raté l’abattage :

 

« Je ne suis pas comme eux ! »

 

Quand elle m’a tendu le livre elle m’a dit :

 

« Euh… Je ne sais pas si ça va te plaire, c’est très féminin ! Mais tiens ! Pourquoi pas ? »

 

Elle commençait à me connaître, j’ai une paire de couilles pour répondre aux exigences des administrations et puis pour pas faire trop tache dans les vestiaires des piscines, ou rassurer les médecins…

Tu penses si je me suis fais cueillir en lisant ce bouquin ! On m’a pas plongé dans le Styx moi tu sais ? Je suis une vermine orgueilleuse et inculte qui ne peut que parler d’elle pour parler de vous, de toi aussi…

 

Dis ?

 

Tu crois pas que j’ai aussi entendu ton rire retentir ? Démiurge à l’ironie sévère, c’était comment d’écrire ça ? Y’a parfois de cette lucidité effrayante des poivrots, des aveugles de tragédie habitant des cages d’escalier…

C’est dur de lire quand on a un semblant de vie, j’ai plus le souffle, peut-être un jour je te dirais pourquoi ?...

 

Milady.

 

J’avais cru les voir, les entrailles, les poitrails, les portails. Avec ou sans rimes, le rythme des dents qui mastiquent sur ma glotte, je croyais avoir connu.

mais

J’ai été leurrée. Comme nous tous avant la Fin.

Avant certains livres, je misais. Depuis certains livres, je lis. Quelle superbe ode à la vie que de dénoncer les morts, quelle magnifique aria dell’arte que de détruire la violence par les emblèmes torpilles.

 

Behaviour breeds behaviour.

 

Tchernobylée, siphonnée, parachutée, insufflée. Je suis.

Je ne dis plus rien, j’attends le pose palettes pour renifler le sol de nouveau. Qu’on ne me pousse plus. Qu’on ne me dévie plus.

Mais ça, je le crie quand j’ai peur. Tu m’as fait PEUR.

Mais j’ai plus peur. Enfin, un peu moins.

J’ai saisi les alliances avec mon dedans, décroché les toiles parquées dans les coins et balayé des cheveux blancs, des touffes qui gisaient là.

 

Tes jeux résonnent dans mon préau.

Ecris, t’aurais pas vu mon lâcher prise ?

Dis, t’aurais pas su que j’étais grise ?

 

T’as attrapé le hasard de l’orpheline qui apprécie le placard, moi, j’en voulais des comme les tiens, des parents morts, parce que la rancœur, c’est pas la soupe qui fait grandir.

 

Et la fibre INTERNELLE, celle qui fait bouger les mains dans les ombres, celle qui mange les crocodiles sous le lit de rouille, la voiE intérieure qui dit oui, qui dit non, qui sait jamais, qui part tout le temps, qui revient pourtant. Tu l’as apprivoisée où ? T’en as une à me prêter ? Copine ? Dis… tu joues avec moi ? J’ai souvent rêvé d’une Sistoeur comme toit.

 

C’est elle, cette proximité du ‘tous les jours’, l'imminence rapprochée que tu as crachée qui bouleverse mes dons, mes acquis et même mon instinct. Sauf que tu salives vite, que tu sembles connaître la trajectoire et tu diriges le jet vers le bon mur, ma différence réside dans mon brouillon, mon brou-haha, mon clou.

 

« Tu ne sais pas écrire, tu ne lâches rien», c’est presque ça qu’il m’a griffonné sur les doigts, le personnage Chloé Delaume.

Presque, parce que derrière tout ce blabla, y a des lignes laiteuses qui donnent des ondes de choc dans les seins, ça provoque fort, ça dérive puissance mille, ça radicalise, ça exige, ça réveille, ça pompe, ça frime, ça gicle, ça plagie, ça tourne… silence, ça tourne… et c'est grave mieux.

 
 
 
 
(Art by Abs)

23:13 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

28/04/2005

Les pharmaciens régressent

Un pharmacien n'a-t-il pas le devoir sacré de servir un patient ? C'est en tout cas ce que dit son Ordre professionnel. Mais pas si la prescription va à l'encontre de ses croyances religieuses, ont décidé certains pharmaciens.

Le Washington Post soulignait à la Une de son édition du 28 mars qu'un nombre croissant de pharmaciens refusent carrément de servir des patients -surtout des patientes- dont la prescription contient des choses telles que la pilule du lendemain ou même la pilule anticonceptionnelle. La nouvelle a rapidement (re)fait le tour des Etats-Unis, notamment à l'émission matinale du réseau CBS, où on a ainsi pu apprendre que, mine de rien, la chose est déjà devenue légale dans au moins trois Etats américains, et est à l'étude... dans 26 autres !

Source vulgarisée de Courrier International du 14 avril 05 sur le serment d'Hypocrite.

 

Jour D...J Day !

00:30 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

26/04/2005

Jour J moins 2

Chloé, réponds...
nous t'attendons.
 
B.I.T.C.H fébriles

09:55 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

21/04/2005

Vivantes Exquises

Bitcher ou ne pas bitcher, là n'est plus la question.

 

 

De pizzicati en onomatopées, d’enjambées de foules en classements verticaux, de cils en aiguilles on impose le silence violemment. Car il s’agit de préserver pour construire, on éteint le bruit des radios pirates, nos plages tranquilles n’accueilleront sûrement pas un débarquement quelconque, nos rives sont protégées, et nos temples se suffiront de notre seule et unique adoration. Dissimuler nerveusement les preuves de son plaisir passé sous des jupes beaucoup, beaucoup plus longues. Ca suffit, l’échange fût distrayant mais je me suis perdue dans vos bruits, je n’entend plus les miens, ni mes envies collées aux vôtres, ni mes cris noyés dans vos rires nerveux, ni mes éclats perdus dans votre feu d’artifices. Suffit de ces courants d’airs qui me promènent là où il faut aller, et non pas là où j’ai profondément besoin d’être. La lumière artificielle fait défaut à mon teint de poupée et j’ai besoin d’une chaleur bien réelle pour sentir ma chair bien vivante respirer l’air bien pur pour absorber cette réalité incertaine que vous me promettez au menu de vos ambitions. Et je ne prendrais pas de dessert, j’ai bien mieux à faire, bien mieux à rêver.

 

Appogiatures et soudures dans les iris, ils persévèrent surtout quand ça glisse. Je veux être ailleurs, ils rentreront partout. Je ne veux pas être autre chose, je veux un Je qui me donne l'allure, l'élégance de l'aristocratique veuve noire. J’aurais aimé qu'ils se dévergondent derrière mes charnières, qu'ils ne pissent pas dans mes ornières, qu'ils ne m'aveuglent pas d'oeillères d'ânesse fébrile. Je n'aime pas le transformisme décadent, la sombre bite qui tire sur les poils. Je ne voudrais pas qu'ils croient que la victoire tient en une bataille. Que les vices serrent les joints, je fume du mastic, du plastique... parce que le cuir brûle sous les assauts des reins cassants. Et j'aime encore mieux Alice que Cendrillon. Coupe les têtes, coupe, coupe...

 

C’est toujours cette foi aveugle à laquelle j’ai à faire, qui n’est au fond qu’une certitude ignorée de la plupart et qui remplit ma bouche de toutes sortes de drôles choses. Que tous douteraient qu’elles soient comestibles.

On m’a souvent proposée de me taire, quelque fois invitée à me terrer, tenté de m’initier à ces choses bien en chair, en brique et en braquage d’identité. Sous prétextes qu’ils n’ont pas la même certitude.

Et si aujourd’hui j’ai souvent envie de me taire, c’est qu’à mon âge je dois savoir justifier, argumenter. Alors j’utilise le champ lexical de l’attardée et « je sens » pour ne pas dire « je sais ».

Toujours fidèle à cette peur viscérale du verbe savoir, comme si dire « je sais » était la pire des erreurs, le plus secret des péchés.

Elle, avait un « je sais » qui pendait à ses lèvres, des oppresseurs en croisade le lui ont tatoué, et elle croit bon parfois de le ravaler.

Et je crois bon de parfois stimuler ses « je sais » par mes « je t’aime ».

 

Simulons l'âcre souffle, diffusons l'âpre soufre. Que les adages se rapetissent sous les clichés vernis. Je et Elle racontent le même espoir. Quand vous pissez autour de ma cage, les plumes, hydrophiles mais étanches passent au travers des barreaux et c'est l'air qui me jure, pas vous. Et c'est le vent qui partage l'espace, pas vos poings. Quand la différence de relief n'est qu'un détail anatomique, vous ne pouvez pas louer cet orgueil. Convenez en, les épreuves sont bien plus belles. Les échecs bien plus louables. Et tout ce que nous écrivons, salivons, régurgitons ne sera qu'une jolie grimace à la face des singes vieillissants. Je veux être un singe. Je veux être un sage. Le choix du silence est une gageure sans cesse titillée. Les certitudes n'ont de jolies boutures que lorsque le limon est sec, et Je ne suis qu'humidité, colline de marnes moulues, mont de gypse mou et vallée de silex creux... je ne suis qu'humidité.


09:54 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

20/04/2005

Appel aux hommes: Suite et faim (encore!!)

Suite du premier épisode le 18/04, d'autres mâles s'expriment:

 

Federico a écrit:

SVP

ARRETER DE ME METTRE EN COPIE, J'AI TROP DE BOULOT POUR L'INSTANT.

 

MERCI

 

Coppi a écrit :

Vénus et Mars (ben oui, on a bien le droit de riz gaulé) ne sont pas faits pour se rencontrer. Juste bon à se côtoyer, le temps d'un sourire, le temps d'une danse ou l'espace d'une décennie. Le reste est parole d'évangile, salive perdue et prise de tête sans avenir. Ravi de ce pas de danse esquissé en votre compagnie...

 

Walter a écrit :

Et quand, comme moi, on a une grande gueule et un gros kiki, on fait quoi???

 

DeKa a écrit :

Pour vous racontez le couillu que je suis, il faudrait que je vous parle de la couillue que je suis ... avec une moins grande bite me diriez vous ?

 

Pas sûr ...

 

L'une a conçue l'autre et vice versa ... Indissociable, les mêmes...

Peut être le même ...  ou la même ...?

 

Ils se disputent souvent, se rejettent la faute d'être faible, ou trop basique

mais ...

 

Nuange a écrit :

Reality show
J'ai tenté pendant des années de réparer les dégâts du regard des hommes sur les femmes en général et sur les femmes qui m'attiraient en particulier, réparation humaine et sexuelle, regards véhiculés par une pensée collective masculine et que j'avais aussi bien intégré malgré mes grandes théories. J'étais un militant de toutes les causes qui passent.
J'ai pu avoir quelques succès auprès de mes compagnes et je ne me suis pas rendu compte que les femmes avec qui j'étais (sauf une, la dernière), tentaient de faire la même chose pour moi. La différence c'est que moi, je le claironnais alors qu'elles le faisaient. Ca nous a apporté quelques bonheurs et quelques douleurs (sauf avec la dernière).
Maintenant je ne cherche pas grand chose, je ne trouve pas grand chose non plus.  Et je crois que j'ai connu dans cette abstinence longue (pas toujours désirée, ni glorieuse) de 5 ans plus profondément les femmes qu'avec ma bite, y compris celles d'avant. J'apprends petit à petit à respecter les souffrances et à alimenter les bonheurs, et non l'inverse, individuellement sans chercher la généralité, et que ses souffrances et bonheurs soient miens ou féminins ou masculins ou neutre. J'ai l'impression de copuler avec bien plus de femmes désormais et mieux... L'intime ne se trouve pas seulement dans le cul. On me dira que cette abstinence cache des douleurs plus enfouies (indices entre paranthèses), je dirai qu'elle cache aussi du bonheur sexuel, charnel et autre -sans paranthèse.



 

Crevette a écrit :

Partout, elles sont partout.

Dénudées à l’abri de bus pour un déodorant spécial ‘membre du G.I.G.N.’ ou une mousse au chocolat qui raffermit les hanches. Suggestions « phallacieuses » au petit bourgeois, cuisinières de soupe Tetra-Pak, détentrices de la poudre ultime qui lave plus blanc que blanc, collaboratrices de l’invasion Kinder dans les frigos, castratrices sans vergogne, égéries cosmétiques, possèdent un triple Gillette rose vibrant, confondent priorité de droite et politique, hégémonie et ploutocratie, sont végétariennes parce que les animaux aussi c’est gentil, vénèrent D’Angelo parce le sieur n’est pas encore pédophile, pensent que Despentes et Breillat sont des stations de ski (ce qui n’est pas plus mal, soit dit en passant), regardent le match avec leur jules, n’oublient plus le lait au supermarché mais bien leurs gosses, écoutent Brel parce que c’est si beau, si triste (...), se pavanent avec la graisse du cul au balcon, estiment que ça ne peut plus durer, cherchent un papa, rêvent de macramé, ...

La langue s’assouplit, la pilule pour homme arrive sur le marché, les hommes se posent des questions et pleurnichent, après la ‘blaXploitation’ : la parité homme-femme, Jeanine Longo pédale toujours, Greg le millionnaire est à nouveau célibataire, les « Chiennes » ne sont plus forcément baisables, les femmes sont acceptées seules en boîte échangiste, ... Alors, finalement, des B.I.T.C.H. ... Pourquoi pas ?



10:40 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

dans un monde de ruts

uniquer: v.i., rendre unique
 
 
(dictionnaire du nouveau aux éditions bilikis)
 

10:37 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/04/2005

Appel aux Hommes

Milady a écrit :

http://b-i-t-c-h.skynetblogs.be/

 

Lisez, comprenez, souriez!

Ceci est un collectif mini en nombre (3) mais maxi en sens (6).

Ceci est exclusivement féminin mais pas véritablement pas féministe…

 

Aussi, NOUS (les femmes) faisons appel à VOUS (les hommes) pour un droit de réponse, un avis, un truc à dire, que vous soyez GRANDES BITES ET PETITES GUEULES ou le contraire nous amuse plus que quand vous êtes silencieux, vous devriez vous en douter…

 

Alors, nous attendons votre sujet, votre participation, votre critique sur girlsinrage@yahoo.fr

 

Nous, JURY, récolterons vos semences et en étalerons sur nos champs pour semer bon et bien, pour récolter bien et mieux… voyez vous ?

 

Pas de date de péremption, pas de sujet de prédilection, pas d'évidente suggestion, la voiX est libre !!

 

A vos olifants, partez !

 

(ouvert à tout homme, évidemment !)

 

Absinthe a écrit :

 

Ils n'ont pas les couilles...

 

Eriknroll a écrit :

 

Euh... Pour moi ce n'est pas vraiment un problème de testicules mais plutôt de cerveau (remarque l'homme pense avec sa queue parait-il, donc ce n'est pas bien loin), je suis un garçon simple et je n'ai rien compris. Mon intellect n'est pas au niveau !

 

Dommage !

 

Chacal a écrit :

J'ai mieux à faire avec ma bite et mes couilles...

 

Nuange a écrit :

Un homme est un eunuque avec de la cervelle en moins...

 

Le leader CharismatiK des BOLIK a écrit :

Subject: BOLIKs in total control of herselves

Superfucker ( http://francois.doreau.free.fr/bolikelg128/fucker.mp3 )

I was about to consider desire was dead around the world
For I had lost some precious hair that used to give me the power
I was about to surrender when I saw this ad
And morning glory's risen upon the narrow land of my irony
And my only motto's now
Cum and go

I've become a superfucker
Non-stop gang-bang is my way of life
They've been enlarging my dick
Till it gets unsanely big
but it takes so much more vaseline
to get into
reality

Fuck when I just can't find a rhyme
Fuck when my friends say I'm a liar
Fuck as both crime and punishment
Fuck as the ultimate entertainment
Though I don't look just like the brand new sex-machine
Well things they ain't always what they seem
I wish I found something in between
But I'm so extreme
(stay on the sceeene...)

I've become a superfucker
Non-stop gang-bang is my way of life
They've been enlarging my dick
Till it gets unsanely big
but it takes so much more vaseline
to get into
reality

 

Antoine a écrit :

Si nous les hommes, nous devions vous dire ce que l'on pense quand on est silencieux, alors que c'est pas mal quand on sait ce que l'on pense tout en sachant que l'on en est sûr et quand on le dit correctement c'est limite inhumain, ne vaut-il pas mieux d'essayer de ne point causer pour essayer de limiter les dégâts, non?

 

Like Carlos - BIG BISOUX

 

Simon a écrit :

Ou bien ils n'ont simplement rien compris.

 

Mais vous, vous croyez que nous sommes simplement plus grands et moins futés que vous....

Eh oui.

 

Passez vos vies à croire que vous êtes les compliquées

Et ce qui ne répond pas à vos critères est simplement con.

 

Bienvenue à la vie.

Moi, je retourne chez moi.

 

Je vous laisse agoniser au bord du matelas,

Je suis fatigué à force d'avoir bossé,

 

Je ne comprends pas vos plaintes,

J’ai essayé, mais j'ai aussi quelque part remarqué

 

Que vous vous en fichez des miennes

 

Donc à la limite je réessaierai demain,

Mais peut-être un peu moins qu'aujourd'hui, qu'hier....

 

Je vous tourne le dos, je dois dormir,

Et mes rêves vous ne les comprendrez pas,

 

Car vous interposerez toujours une glace

Et ne verrez que vos propres complexes.

 

Dormez bien, mes belles, est-ce que vous dormez bien quand les larmes s'arrêtent?

 

Milady pense (un peu) :

 

Là et ici, dédain, martyr ou rancune, même en musique, bof…

 

*MODE PROVOCATION ON*

 

Et sinon?

 

*MODE ATTENTE ON and ON*

 

To be continued…


10:43 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/04/2005

Qui Veut n'Est Pas

N’est pas B.I.T.C.H qui veut.

N’est pas B.I.T.C.H qui ne sait pas.

 

Une B.I.T.C.H en est-elle quand il lui vient le doux

Murmure de la médisance comme vilain défaut ?

 

Défaut de cuirasse à défaut de monture. Défaut de pétasse à défaut d’usure.

 

B.I.T.C.H et demi s’en va crier le ventre au frigo,

B.I.T.C.H et sagesse répond la panse au réchaud.

 

B.I.T.C.H en grève pour cause de niaiserie affiche le panneau indicateur de sortie.

Tu vas B.I.T.C.Her s’interrogent les muse-aux ? Tu vas B.I.T.C.Her oui ?

 

Il n’y a plus de colère, il n’y a plus de vilains maux, il n’y a plus rien à taire, tout ce qui compte est sang et haut.

 

Il y a dans le caractère un trait plus fin que les vitraux,

qui donne aux téméraires des envies de bomber le dos,

de laisser glisser les gouttes de passé moribond,

de laisser pisser  outre ceux qui oublient le savon.

 

Et qu’on voulait mater avant.

 

Je suis une B.I.T.C.H qui baise sa main plutôt que de ronger son sein.

Je suis une B.I.T.C.H en profondeur plutôt qu’une furie en chaleur.

Je suis une B.I.T.C.H qui se repose parce c’est la meilleure des choses.

 

Je suis une B.I.T.C.H qui veut.

Je suis une B.I.T.C.H qui sait.


16:00 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/04/2005

Pensées, clichés et autres petites choses paresseuses...

Évidence :

Un homme sur deux est une femme.

 

Rappel :

L’homme est un mammifère.

 

Jeu :

Fananatique : qui consacre, à célébrer les femmes ou à les séduire, une ardeur infatigable. (Alain Finkielkraut)

 

Analyse :

L'homme a un instinct sadique, et la femme un instinct masochiste, lesquels sont inconscients, donc incontrôlables. (Sigmund Freud)

 

Références :

Saint Thomas d’Aquin (1225 – 1274) : le statut inférieur des Femmes


16:24 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/04/2005

B.I.T.C.H. Manifesto (séquence archive)

"A true Bitch is self-determined, but the term "bitch" is usually applied with less discrimination. It is a popular derogation to put down uppity women that was created by man and adopted by women. Like the term "nigger," "bitch" serves the social function of isolating and discrediting a class of people who do not conform to the socially accepted patterns of behavior.
"

Ici : http://www.cwluherstory.com/CWLUArchive/bitch.html

 
 
 

11:15 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/04/2005

LeTigre et 50 années de ridicule

F.Y.R (Fifty years of ridicule)

 

Ten short years of progressive change,

Fifty fuckin years of calling us names.

Can we trade title nine for an end to hate crime?

RU-486 is we suck your fuckin dick?

One step forward, five steps back.

One cool record in the year of rock-rap.

Yeah we got all the power getting stabbed in the shower

And we got equal rights on ladies nite.

Feminists we're calling you.

Please report to the front desk.

Let's name this phenomenon.

It's too dumb to bring us down.

F.Y.R. Fifty years of ridicule. F.Y.R take another picture.....

Mrs. Doubtfire on mother's day.

On-the-job stalker for equal pay.

Toss us a few new AIDS drugs as national healthcare bites the dust.

While you were on vacation black people didn't get reparations.

You know these days no one's exploited.

Sorry dude can't hear ya with my head in the toilet.

Feminists we're calling you.

Please report to the front desk.

Let's name this phenomenon.

It's too dumb to bring us down.

F.Y.R Fifty years of ridicule. F.Y.R. take another picture......

You've really come a long way baby.

It's you, not the world, that's totally crazy.

Cuz we rocked the fuckin vote with election fraud in poor zip codes.

Celebrate gay marriage in Vermont by enforcing those old sodomy laws.

One step forward five steps back.

We tell the truth they turn up the laugh track.

Feminists we're calling you.

Please report to the front desk.

Let's name this phenomenon.

It's too dumb to bring us down.

 

LeTigre

Album: “Feminist Sweepstakes”

 

Belgium?

http://www.feminisme.be/kingforaday/

http://www.nextgenderation.net

 

 

Histoire et références?

http://www.loiseaulire.com/Varia/Feminisme.html

http://bu.univ-angers.fr/ARCHFEM/guide/themes.htm

http://perso.ens-lyon.fr/natacha.portier/fem/biblio/bibli...

http://www.journee-de-la-femme.com/histoire-acces-pouvoir...

13:08 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |