31/03/2005

Lec(t)ure de femmes en 1960

<AUTHEN-TIQUE extraits d'un manuel scolaire d' ECONOMIE DOMESTIQUE pour les femmes, publié en 1960 en France.>

 

FAITES EN SORTE QUE LE SOUPER SOIT PRÊT :
Préparez les choses à l'avance, le soir précédent s'il le faut, afin qu'un
délicieux repas l'attende à son retour du travail. C'est une façon de lui
faire savoir que vous avez pensé à lui et vous souciez de ses besoins. La
plupart des hommes ont faim lorsqu ils rentrent à la maison et la
perspective d'un bon repas (particulièrement leur plat favori) fait partie
de la nécessaire chaleur d'un accueil.

SOYEZ PRÊTE :
Prenez quinze minutes pour vous reposer afin d'être détendue lorsqu'il
rentre. Retouchez votre maquillage, mettez un ruban dans vos cheveux et
soyez fraîche et avenante. Il a passé la journée en compagnie de gens
surchargés de soucis et de travail. Soyez enjouée et un peu plus
intéressante que ces derniers. Sa dure journée a besoin d'être égayée et
c'est un de vos devoirs de faire en sorte qu'elle le soit.

RANGEZ LE DÉSORDRE :
Faites un dernier tour des principales pièces de la maison juste avant que
votre mari ne rentre. Rassemblez les livres scolaires, les jouets, les
papiers, etc. et passez ensuite un coup de chiffon à poussière sur les
tables. PENDANT LES MOIS LES PLUS FROIDS DE L'ANNÉE, il vous faudra
préparer et allumer un feu dans la cheminée, auprès duquel il puisse se
détendre. Votre mari aura le sentiment d'avoir atteint un havre de repos et
d'ordre et cela vous rendra également heureuse. En définitive veiller à son
confort vous procurera une immense satisfaction personnelle.

RÉDUISEZ TOUS LES BRUITS AU MINIMUM :
Au moment de son arrivée, éliminez tout bruit de machine à laver, séchoir à
linge ou aspirateur. Essayez d'encourager les enfants à être calmes.. Soyez
heureuse de le voir. Accueillez-le avec un chaleureux sourire et montrez de
la sincérité dans votre désir de lui plaire.

ÉCOUTEZ-LE :
Il se peut que vous ayez une douzaine de choses importantes à lui dire,
mais son arrivée à la maison n'est pas le moment opportun. Laissez-le
parler d'abord, souvenez-vous que ses sujets de conversation sont plus
importants que les vôtres. Faites en sorte que la soirée lui appartienne.

NE VOUS PLAIGNEZ JAMAIS S'IL RENTRE TARD À LA MAISON ou sort pour dîner ou
pour aller dans d'autres lieux de divertissement sans vous. Au contraire,
essayez de faire en sorte que votre foyer soit un havre de paix, d'ordre et
de tranquillité où votre mari puisse détendre son corps et son esprit.

NE L'ACCUEILLEZ PAS AVEC VOS PLAINTES ET VOS PROBLÈMES :
Ne vous plaignez pas s'il est en retard à la maison pour le souper ou même
s'il reste dehors toute la nuit. Considérez cela comme mineur, comparé à ce
qu'il a pu endurer pendant la journée. Installez-le confortablement.
Proposez-lui de se détendre dans une chaise confortable ou d'aller
s'étendre dans la chambre à coucher. Préparez-lui une boisson fraîche ou
chaude. Arrangez l'oreiller et proposez-lui d'enlever ses chaussures.
Parlez d'une voix douce, apaisante et plaisante. Ne lui posez pas de
questions sur ce qu'il a fait et ne remettez jamais en cause son jugement
ou son intégrité. Souvenez-vous qu'il est le maître du foyer et qu'en tant
que tel, il exercera toujours sa volonté avec justice et honnêteté..

LORSQU'IL A FINI DE SOUPER, DÉBARRASSEZ LA TABLE ET FAITES RAPIDEMENT LA
VAISSELLE
. Si votre mari se propose de vous aider, déclinez son offre car
il risquerait de se sentir obligé de la répéter par la suite et après une
longue journée de labeur, il n'a nul besoin de travail supplémentaire.
Encouragez votre mari à se livrer à ses passe-temps favoris et à se
consacrer à ses centres d'intérêt et montrez-vous intéressée sans toutefois
donner l'impression d'empiéter sur son domaine. Si vous avez des petits
passe-temps vous-même, faites en sorte de ne pas l'ennuyer en lui parlant,
car les centres d'intérêts des femmes sont souvent assez insignifiants
comparés à ceux des hommes.

A LA FIN DE LA SOIRÉE, rangez la maison afin qu’elle soit prête pour le
lendemain matin et pensez à préparer son petit déjeuner à l'avance. Le
petit déjeuner de votre mari est essentiel s'il doit faire face au monde
extérieur de manière positive. Une fois que vous vous êtes tous les deux
retirés dans la chambre à coucher, préparez-vous à vous mettre au lit aussi
promptement que possible.

BIEN QUE L'HYGIÈNE FÉMININE soit d'une grande importance, votre mari
fatigué ne saurait faire la queue devant la salle de bain, comme il aurait
à la faire pour prendre son train. Cependant, assurez-vous d'être à votre
meilleur avantage en allant vous coucher. Essayez d'avoir une apparence qui
soit avenante sans être aguicheuse. Si vous devez vous appliquer de la
crème pour le visage ou mettre des bigoudis, attendez son sommeil, car cela
pourrait le choquer de s'endormir sur un tel spectacle.

EN CE QUI CONCERNE LES RELATIONS INTIMES AVEC VOTRE MARI, il est important
de vous rappeler vos voeux de mariage et en particulier votre obligation
de lui obéir. S'il estime qu'il a besoin de dormir immédiatement, qu'il en
soit ainsi. En toute chose, soyez guidée par les désirs de votre mari et ne
faites en aucune façon pression sur lui pour provoquer ou stimuler une
relation intime.

SI VOTRE MARI SUGGÈRE L'ACCOUPLEMENT, acceptez alors avec humilité tout en
gardant à l'esprit que le plaisir d'un homme est plus important que celui
d'une femme, lorsqu'il atteint l'orgasme, un petit gémissement de votre
part l'encouragera et sera tout à fait suffisant pour indiquer toute forme
de plaisir que vous ayez pu avoir.

SI VOTRE MARI SUGGÈRE UNE QUELCONQUE DES PRATIQUES MOINS COURANTES,
montrez-vous obéissante et résignée, mais indiquez votre éventuel manque
d'enthousiasme en gardant le silence. Il est probable que votre mari
s'endormira alors rapidement ; ajustez vos vêtements, rafraîchissez-vous
et appliquez votre crème de nuit et vos produits de soin pour les cheveux.

VOUS POUVEZ ALORS REMONTER LE RÉVEIL afin d'être debout peu de temps avant
lui le matin. Cela vous permettra de tenir sa tasse de thé du matin à sa disposition
lorsqu'il se réveillera.

 

Engagez vous, qu’ils disaient… La fellation, la sodomie, l’échangisme ne sont pas mentionnés dans ces extraits et nous en sommes VRAI-MENT navrées !




15:22 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

30/03/2005

C'est ça, FERME LA

Voilà qu'jme parque avec la ferraille, j'ai le son sous l'épiderme mon pauv' vieux, je suis la harpe et mon oiselle m'astique.
J'aime bien voir les animelles (féminin d'animaux) se bécoter sur les blancs publics. Ca fait boum boum et on sait pourquoi on se drogue. Mais je sais toujours pas ce qui me drogue. Et si c'était ce vacarme d'obsessions générées par des individus qui n’en ont même pas idée, et ces objets dérisoires aux yeux de la ferraille. Oui madame, la FERRAILLE. Schling schling comme au nombril des pétasses, schling schling j'achète des mini orgasmes aux coins des rues des putes de commerçants, schling schling les cloches au cou des vaches bourrées au champagne bon marché, schling schling les coucou gnètes des vieux riches.
Stigmatisé par la rage, réconcilié par l'érotisme. Tu les connais les limites de la décence? Du trop au pas assez? Du juste milieu et de la décence de poser son cul dans ce monde de merde à la bonne place, juste celle qui te prend comme un gant, celle ou tu brilles sans savoir pourquoi, sans savoir pourquoi celle là, là, elle pétille des yeux quand elle t'enrobe du regard? J'en ai putain marre de chercher qui je suis, car moi je le sais, et il faudrait le démontrer aux autres, parce qu'à ce moment là tu pètes la vie, mais elle sort que par le cul, et le cul c'est la merde. Donc ouais, les autres c'est de la merde. Mais faut bien commu-niquer, tu sais les trucs que tu sues, tout le monde s'en branle, au mieux c'est remanié et moi j'avale pas, jsuis pas une salope. D'ailleurs celles qui avalent elles ont mon respect.

Etre riche c'est enfin, n'en avoir rien à foutre de la tune, donc je veux être riche. La célébrité c'est poser un tiers de son cul dans l'histoire du monde, pouvoir encore dire un truc quand tu pourris sous le cul d'une chèvre, je réclame une place pour mon tiers de cul et qu'il te plaise ou non il le mérite.

J'aime l'anglais pour le mot FUCK et les mots sont des sons avant d'être des lettres, et ce son il est clair, précis. FUCK .

Ci gît une image figée d'un truc qu'on veut pas recenser, qui a été touché, goûté, apprécié et toutes ces conneries dont tu n'as rien à foutre parce que t'as jamais mis ta main dans mon feu et qu'est ce que ça peut te faire branler t'en croise trop pour te préoccuper alors trace, ailleurs j'y suis pas mais y en a d'autres.
Pourquoi cette impression qu'il faut enculer les choses/gens pour qu'ils se retournent enfin.

20:51 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29/03/2005

Babes in BoyzLand

Bien Invitées à la Table des Concupiscents Haletants ?
J’apprend à marcher sur les pattes de derrière
En serrant les fesses
Il s’agit de ne pas me faire prendre par derrière.
J’apprend à lécher les cicatrices à l’envers
J’ai la corde à la racine du décolleté
Il aime le cru-elle.
Le froid de son plateau à cochon
Ressemble au froid de ma table à inciser
La même viande impudique.
Lancée au lance pierre
Par des hommes
Sans queue ni tête.
L’innommable revient, et c’est toujours le premier,
Plaque de cuivre sur le front,
Il frotte ses charbons sur mes gencives,
Gerbe sa lumière plein ma fontanelle,
Le crâne bombé pour que j’y colle mes croissants,
Le cul plein de toile pour mes fonds,
Le tuteur pour m’empaler,
Levez vos verges, c’est le petit chien mangeur de mort,
L’indéchiffrable qui me rend chiffon,
Un moonwalker sur une flaque de menstrues,
Et ma lymphe ne fait qu’un tour,
La rage n’est pas l’apanage des chiennes,
On oublie l’ivresse qui habille les cloches de saison,
Celles pour qui c’est toute l’année la moisson,
A qui faut pas la faire, parce que ça glisse, ça glisse,
Comme un pipi sur le gazon.
C’est une affaire religieuse,
Un rite de mante,
La solution à toutes les indigestions,
Une païenne abomination,
La résurrection en quelques grammes de son soleil,
Injectés dans de vaines trahisons.
Les carrefours ensoleillés,
Les marie-couche-toi-là érigées sur les routes de champagne,
Les soubresauts de culpabilité en filigrane de chaque relation,
C’est mon pipi sur ton gazon.
Mes masques sur l’étalage des passions inachevées,
Mes danses incomprises sur le tableau des possessions,
Mon carnaval au soleil,
Ton pâques au tison.

20:37 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/03/2005

Contraste masculin

L’homme n’est pas le cochon, en lui rien n’est bon.

Les régalades de poils d’aisselles, les piles de linge qui s’amoncèlent, vieilles amours au pied du lit, les ronflements la nuit, les haussements de ton, l’absence de frisson, la carotide qui bat, le verbe las. Rien n’est bon.

L’homme n’est pas le cochon, en lui tout est bon.

Ses absences en toile de taule, ses nuisances sonores, sa conscience qui dort, son abandon brut, sa voix dans la nuque, ses mots tout au creux, sa main dans les cheveux. Tout est bon.

(Photo de Ouka Lele)

09:30 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/03/2005

Saturday Night Fever

On jouait tranquille quand elles sont arrivées… les méchantes, les laides, elles ont commencé à nous insulter, puis à nous tirer les cheveux, elles voulaient nous voler nos masques… alors, on s’est caché et quand la mer(de) s’est mise à monter, on est parti en courant en leur piquant leur poupée. Puis après, ben, quand on a tué la poupée, on n’a même pas pleuré, on l'a traînée dans le sable, en secouant parfois sa petite robe de baptême puis on l’a piétinée en chantant "mimi cracra, l’eau, elle aime ça…"

mais... on l’a pas fait exprès… enfin… mais quand même… mais c’est elles qui ont commencé… poupée de malheur…

On peut avoir une chienne maintenant ? Hein ? On la nourrira bien… de croquettes de poudre et de carottes pourries… promis, on en prendra soin…


13:57 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23/03/2005

Dédicace à Selles

Alors voilà, la saison se répète. La saison de la déprime. Certaines adorent ça, s’y complaisent, s’y isolent tout en préférant que tout le monde les voit. Alors, se rouler dans la boue pour s’excuser d’être sale, parcourir des champs d’orties en se couvrant de bave puis s’amuser à être déprimé, tout ça devient excitant, puis radicalement principal à son idéal de vie.

Dans les salons, on dit : « ah oui, cette année, j’ai adopté trois petites déprimes, j’en suis très satisfaite ».

 

Alors, on paie cher les rebouteux de l’âme, les tourneurs de perception. On leur dit nos maux en murmures et gémissements, eux, ils avalent tout crû, évidemment, ils ont choisi de faire ça, puis on serre leur main froide et on s’en va. On rentre chez soi ou on va chez les autres pour finalement leur gueuler dessus ou leur cracher quelques « bonnes vérités » parce que là, sur les autres, les inconnus, ceux qu’on ne paie pas, on peut vider son sac à vomi dans leurs plantes et s’essuyer les déjections canines sur leurs paillassons, parce qu’ils ne comprennent jamais rien…

Et au matin, entre un bol de Spécial Konnes et un jus d’orange galvanisé, on remplit de nouveau sa bouche d'immondices récoltées lors de cauchemars horRRRribles et autres angoisses plagiées.

 

Mais oui, on ne le dit pas assez mais la déprime, c’est chic, ça fait dandy, c’est très Romantique. On s’dit qu’on a rien compris quand on n’a pas souffert. Mais attention tout de même, toutes les souffrances ne sont pas bonnes à saisir. Faut choisir. Déboires ou induire.

 

Sur la grande liste des illusions perdues, les peines de cœur sont numéro un. Elles ont cette noblesse qui attendrit et qui provoque l’alanguissement de l’action. On croit que rien ne remplacera Pierre, que Pierre était le meilleur, puis le pire aussi. Alors, pour déclencher une maigre consolation, on court à la SPA chercher un nouveau compagnon, parce qu’être seul(e), c’est le mal du siècle. Ça, on l’a lu dans Pétasse Actuelle.

 

Les deuils, eux, sont shakespeariens, donc bien trop dramatiques pour le commun des mortels. Les dagues dans les cœurs, les larmes dans le haut-parleur. Regardez, messieurs dames, comme j’ai mal. Ô rage, ô désespoir… l’image de la veuve éplorée, ça donne une prestance, une élégance… quant à la mère coupée d’une de ses boutures, les autres acquiesceront délicatement de leur mine décomposée en espérant que ça n’arrive qu’à d’autres autres.

 

Il y a aussi les coups durs de la culotte, les trahisons du bac à sable, tous les aléas d’une vie amoureuse qu’on sait perdue d’avance. La fuite d’eaux, la fugue d’amour, l’adultère pépère, la chute d’escabeau, le passage du col fémoral, l’infarctus de l’anus… Ces déloyautés ne sont pas bonnes pour l’intégrité, elles perdurent souvent au creux d’une mauvaise réputation. L’humiliation n’a que rarement été à la mode.

 

Enfin, parfois, une petite solution finale est envisagée, une bonne tentative de suicide sabotée, un appel au secours périmé, une récidive annoncée, ça s’annonce avec une vision obscure, comme une carte de crédit refusée, ça vous entame le cerveau et ça vous lance contre une lame de rasoir. Rien de tel pour créer l’événement. On s’assure auparavant que le répertoire téléphonique est ouvert à la page de la bonne poire, et qu’on s’est bien épilé pour ne pas affoler les pompiers.

 

La saison de la déprime est arrivée, une bonne petite dépression en solde, faite sur mesure pour enlever cette cellulite d’hiver sur les fèces.

 

(Illustration de Valérie Berge)



09:42 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22/03/2005

PROUVE IT


12:48 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/03/2005

Féminisme et littérature - Dossier externe mais quête interne

tenez, de la lecture et de la réflexure:

 

Féminisme et littérature, Dossier de Saba Bahar et Valérie Cossy

 

Le canon en question : l’objet littéraire dans le sillage des mouvements féministes

 

1- Grand Angle

 

Thérèse Moreau. Promenade en Féminie : Christine de Pizan, un imaginaire au féminin

 

Célèbre en son temps parce qu’elle était une femme savante, Christine de Pizan est tombée dans les oubliettes de l’histoire parce qu’elle était femme. Elle fut redécouverte au XXe siècle grâce aux études féministes d’outre-Atlantique parce qu’elle était femme et écrivaine. Dès le début de sa carrière Christine profita et souffrit de ce paradoxe. Vilipendée par certain·e·s, adorée par d’autres, c’est Christine la femme que l’on juge à travers des textes qui, souvent, n’ont d’autres fonctions que de servir de support à un jugement moral. Or s’il est essentiel d’étudier les œuvres et leurs thématiques, on ne saurait oublier que Christine construisait avant tout un monde imaginaire au féminin.

 

Leah Price. Genre et lectorat: le cas de George Eliot

 

Dans cet article, Leah Price remonte à l’origine de la réputation de pédante dont souffre la romancière George Eliot aujourd’hui encore. Elle nous montre concrètement comment cette image a été déterminée par des choix éditoriaux du vivant de l’auteure et comment le statut canonique d’une part et le genre (gender) de l’auteure de l’autre ont toujours limité la réception de son œuvre.

 

Stéphanie Janin. Comment récrire l’histoire littéraire ? L’exemple du théâtre des suffragettes

 

En se basant sur l’exemple du théâtre des suffragettes anglaises, que la recherche féministe et les études genre ont permis de redécouvrir, l’article questionne la lenteur avec laquelle l’histoire littéraire assimile les contributions des « autrices ». Ces pièces, qui ont participé à l’avènement du théâtre moderne et dont les innovations formelles méritent une plus grande attention, ont été écartées de son histoire en vertu d’une théorie esthétique aussi partiale que contradictoire. Appuyant la thèse de Catherine Kelly selon laquelle le discours critique de la modernité s’est construit sur une norme masculine et cosmopolite qui se déclarait universelle, l’analyse démontre que ces pièces ont été doublement déconsidérées, en tant qu’écriture dite " féminine ", mais également en tant que pièces " militantes ". Tout en démontrant que l’assimilation de ces contributions passe nécessairement par une remise en question de la théorie littéraire, l’argument souligne aussi le besoin d’analyser les contraditions des critères formels au sein du discours féministe et des études genre pour pouvoir reconstituer une tradition de la mixité.

 

2- Champ libre

 

Florence Boissenin. "Martin-pêcheur" de Gertrud Kolmar : un lien à Baudelaire ? Analyse d’un questionnement sur le genre du Poète

 

L’analyse du poème "Martin-pêcheur" de Gertrud Kolmar présentée ici montre qu’une perspective de genre peut apporter des éclaircissements à un texte qui resterait sans cela difficilement compréhensible. Après une brève introduction au poème, l’article en indique les passages problématiques et conclut à l’impossibilité de les interpréter sans le recours à des informations extérieures au texte. La piste de l’interprétation biographique débouche sur le constat qu’elle ne permet cependant pas de résoudre les énigmes du poème et se révèle problématique, notamment d’un point de vue féministe. C’est une analyse poétologique, basée sur l’ensemble du cycle de poèmes dont "Martin-pêcheur" fait partie qui s’avère à même de fournir des réponses. Cette analyse permet de comprendre le poème comme un écho à "Bénédiction" de Baudelaire et suggère que Gertrud Kolmar s’interroge dans "Martin-pêcheur" sur le rapport qu’une femme poète entretient avec la tradition presque exclusivement masculine dans laquelle elle écrit et tente de se définir.

En annexe de l’article, un compte rendu sur Gertrud Kolmar fournit quelques renseignements sur cette auteure pratiquement inconnue du public francophone.

 

3- Parcours

Saba Bahar et Valérie Cossy

Des marges au cœur de l’institution universitaire: trajectoire d’une intellectuelle anglo-saxonne

Entretien avec Janet Todd

 

4- Comptes rendus

Catherine M. Müller ; Gisèle Mathieu-Castellani. La quenouille et la lyre ; Jules Falquet ;

Marie-Hélène Bourcier et Suzette Robichon (Éd.). Parce que les lesbiennes ne sont pas des femmes... Autour de l’œuvre politique, théorique et littéraire de Monique Wittig ; Françoise Armengaud ; Jules Falquet. IZTA. La croisée des chemins ; Melissa Cardoza ; Ière manifestation lesbienne à Mexico (mars 2003)

 

5- Collectifs

Isabelle Boisclair ; Les Éditions du remue-ménage : vingt-cinq ans d’édition féministe ; Nadine Barreiro ; Nouvelles ressources électroniques pour l'histoire littéraire féministe. ; Suzan van Dijk

Ecrits de femmes: retrouver et réinterpréter les réactions contemporaines (XVIIIe et XIXe siècles)

 

6- Résumés des articles du dossier

 

L’esthétique littéraire a-t-elle un sexe ? Comment expliquer l’absence des femmes écrivains du panorama littéraire et du " canon " des grands auteurs enseignés dans les écoles et reproduits dans les anthologies? Cette absence relève-t-elle de faits objectifs – elles n’ont pas existé, elles n’ont rien écrit, ou ce qu’elles ont écrit n’est pas comparable aux œuvres de la tradition - ou de critères de réception implicites qu’une analyse pratiquée dans une perspective de genre peut dévoiler ?

 

Ce numéro de Nouvelles Questions Féministes tente de répondre à ces questions en faisant valoir diverses approches élaborées ces dernières années par la critique littéraire féministe. Les rubriques " Grand angle " et " Champ libre " proposent quelques études de cas qui mettent en lumière la manière dont le jugement esthétique littéraire, apparemment neutre, s’est fondé, au fil de l’histoire, sur un point de vue androcentrique implicite et sur un rapport de pouvoir entre les sexes normalisé. Thérèse Moreau illustre les différentes stratégies adoptées par l’écrivaine médiévale Christine de Pizan pour trouver une place dans la culture littéraire masculine de son temps : transsexualisme, travestissement ou écrire en femme qui sait distinguer entre sexe et genre. L’article de Leah Price fait état de la difficulté à dépasser le système des rapports sociaux de sexe inhérent à l’organisation des genres littéraires. Même les écrivaines qui parviennent à dépasser les contraintes imposées par des genres littéraires implicitement construits comme féminins ou masculins sont vite remises à leur place, ainsi que le démontre l’exemple de la romancière anglaise George Eliot. Stéphanie Janin examine la double discrimination subie par le théâtre des suffragettes anglaises, en tant que production dite " militante " et en tant qu’écriture dite " féminine ". Longtemps exclues des anthologies du " New Drama ", ces pièces sont néanmoins caractérisées par d’importantes innovations formelles ignorées par la critique. A partir des difficultés de compréhension posées par un poème de la poète allemande Gertrud Kolmar, Florence Boissenin offre un exemple de la capacité d’élucidation de la critique féministe pour des œuvres dont le sens, comme chez Kolmar, ne dépend pas de rapports de sexe normalisés implicites. Boissenin suggère que le sens généralement jugé obscur du poème de Kolmar dépend d’une vision du poète en totale rupture avec celle du poète homme développée par Charles Baudelaire fondée sur la transcendance et le désintéressement. Ensemble, ces articles nous font constater à quel point l’exclusion des femmes de l’héritage littéraire, relève, comme dans d’autres domaines socioculturels, d’une perspective masculine implicite sous-jacente aux critères de jugement, plutôt que de l’absence de talents féminins – et cela qu’il s’agisse du Moyen Age ou de l’époque moderne, du roman ou du théâtre, de la littérature anglaise, française ou allemande.

En complément à ces quatre études, ce numéro offre des pistes de réflexion pour la mise en valeur de l’écriture des femmes. Janet Todd est une universitaire britannique à qui l’on doit de nombreuses rééditions de textes de femmes ainsi que la compilation de dictionnaires consacrés aux écrivaines qui sont devenus des outils de recherche indispensables. Dans l’entretien présenté sous la rubrique " Parcours ", elle évoque ses motivations et son rôle par rapport à l’essor de la critique féministe anglo-saxonne, dont elle relève aussi les limites et les contradictions. Enfin, divers articles de la rubrique " Collectifs " esquissent l’importance de la presse féministe, des nouvelles technologies de l’édition et des réseaux de chercheuses dans la promotion et la dissémination des écrits de femmes.

Avec cet aperçu de l’apport de la critique féministe, qui a eu un impact considérable dans les milieux universitaires anglo-saxons, ce numéro de Nouvelles Questions Féministes contribue à combler une importante lacune dans les études littéraires de langue française.

Pour tout contact concernant ce numéro :

Saba Bahar, Saba.Bahar@lettres.unige.ch  ou Valérie Cossy, Valerie.Cossy@frmod.unil.ch

 

http://www2.unil.ch/liege/nqf/sommairesNQF/som222.html

 

NDLR* : Achetez le, pas pour nous, ni parce que nous le cautionnons mais pour vous, rien que pour vous, cadeau !!

 

* : http://b-i-t-c-h.skynetblogs.be/ Féminines sans mots en –iste (ou –yste)

 

(illustration de Barbara Krüger)


17:14 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/03/2005

à l'origine, un orifice

Les deux bonnes soeurs

La Débauche et la Mort sont deux aimables filles,
Prodigues de baisers et riches de santé,
Dont le flanc toujours vierge et drapé de guenilles
Sous l'éternel labeur n'a jamais enfanté.



Au poète sinistre, ennemi des familles,
Favori de l'enfer, courtisan mal tenté,
Tombeaux et lupanars montrent sous leurs charmilles
Un lit que le remords n'a jamais fréquenté.


Et la bière et l'alcôve en blasphèmes fécondes
Nous offrent tour à tour, comme deux bonnes soeurs,
De terribles plaisirs et d'affreuses douceurs.


Quand veux-tu m'enterrer, Débauche aux bras immondes ?
Ô Mort, quand viendras-tu, sa rivale en attraits,
Sur ses myrtes infects enter tes noirs cyprès ?
 
C. Baudelaire, Les Fleurs du mal.

12:48 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

14/03/2005

il ne manquait plus que ça...

"Conseil" lecture: Erik RÉMÈS
"Pour vous les filles Osez... les conseils d'un gay pour faire l'amour à un homme" La Musardine, Osez 11x18, 100 p., Broché

"Etes-vous sûres, mesdemoiselles, de bien connaître l'anatomie de votre petit ami, toutes ses zones érogènes, des plus apparentes aux plus discrètes ? La fellation et la masturbation n'ont plus de mystère pour vous, pensez-vous ! Alors attendez-vous à des surprises et à de grandes découvertes... Pour la première fois, un gay va vous faire découvrir tous les secrets de la sexualité masculine."

Biographie
Erik Rémès est écrivain, journaliste et peintre.
Il a publié le Guide du sexe gay et le
Sexe guide (Editions Blanche).

Perso, je pense que les femmes qui doigtent leurs copains et qui les godet-michent doivent se sentir soulagées, valorisées (??)... mais les hommes hétéros, eux, qu'en pensent-ils?

13:29 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

12/03/2005

GIRLS

They love their mortal sin, some times...

00:18 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

09/03/2005

Ulteam time

Absinthe, Julie-tte & Milady are Sisters for-ever!

08:57 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08/03/2005

Cadavres Exquises à 3 pour La journée de 3 femmes

MJA, comme le Mouvement des Jeunes Amazones, Milady, Julie-tte & Absinthe ouvrent le mal le jour même de la journée de la Femme.

 

1, 2, 3 nous ne couchons pas aux bois

4, 5, 6 nous n'cueillons pas de chéries

7, 8, 9 mais dans nos paniers neufs

10, 11, 12 elles ne sont pas que rouges...

  

Trio de femmes pour la journée de Celle:

 

 

M.

 

 Notre besoin de consolation est impossible à rassasier *.

 

 Il est peu d’hôtesses en l’air qui donnent le sel aux tétons des enfants creux. Il est peu de femmes girafes qui caressent l’espoir de gagner une bouteille de lait Candia au bingo des zéros.

 

Errer au sein des hommes est un pèlerinage sacrifi-ciel que nombre de femelles parcourent, la croupe fouettée par les courants d’air affectifs. Tromper sa foi et gérer sa déficience sont les assignations à résidence favorites de quelques unes de mes contemporaines.

Elles ont été gibier de patience dans les terriers de sables émouvants et sont aujourd’hui chassées par les ombres de chevaliers perdants.

 

La seringue du soldat disparu gît au creux des veines détrempées des femmes de l’effort de guerre. Les monuments aux mortes cousus d’étoffe sibylline s’envolent au rythme des moulins aux prières. Les pleureuses s’universalisent quand on camoufle les cadavres des lies.

 

Mère ou fille de joie, sœur ou fille du calvaire, les posters s’affichent sous les poteaux électriques, le néon rouge vacille entre lucidité et perversité.

 

 Les journées de la femme se dévergondent en rumeurs d’hommes compatissants et en gémissements de chiennes de garde râleuses. Les images dépravées de l’érotisme gratuit assomment les adolescents en manque de puissance, bombardant leur imaginaire tremblant de trous de balles perdues dans les murs sanguinolents. Les Lilith de comptoirs se grisent en buvant les tripes d’hommes faciles et tout le monde pleure, messieurs, dames, tout le monde.

 

 Gelez votre candeur, mesdames… crissez vos dents de louve défenseuse, les hommes sont des chiens pour les loups et vous n’avez que votre poil lustré pour vous moucher. Parques du symbolisme phallocrate, vous n’avez d’Athéna ou de Diane que les bottes et le casque. Pandore est l’excuse justifiée de siècles navrants pour une humanité sexiste. Levez vos seins bien haut ou faites vœu de silence !

 

 Je VOUS fais gré des incapables raisons de lapider les robes et les talons, des insipides maisons qui attirent nos cheveux dans l’aspirateur, des inopportuns Saint Valentins qui rôdent sans épines, le gui autour du sexe mou en chantant les paillardises médiévales qui rehaussent leur ego.

 

Les hommes aux poings de lierre terrassent notre indépendance pendant que les rides boréales se creusent. Les futures petites filles perceront mille sacs à prostate avec la vigueur vengeresse des Judith des cités. Ni rut, ni chemise !

  

Et si un jour, on nous traite de femmes et que le carmin nous envahisse, nous marcherons ENCORE sur les écrans des émissions ‘Femmethon’, en brûlant culottes et soutiens-gorg(on)e délicats pour brandir la lance d’indécence méritée.

 

Violons nos accords, défendons notre utérus et salissons nos colons d’herbes sauvages assaisonnées de faculté car nous aurions été « créées » par complémentarité, pas par précarité. 

 

* Stig DAGERMAN (1923-1954)

  

J.

 

   Des chromosomes dans les ovaires, des envies de vie qui grouillent au fond, des particules odorantes en arabesques blasphématoires qui suivent le sillage de la grâce grassouillette et si tendre.

La femme qui vit en elle a l’âge de la fille aux yeux plissés, de gros chagrins en lendemains, des trous béants pour bercer au-dedans, des secrets aux sourires qui se cachent bien au fond.

La femme qui vit en elle a l’âge de la fille qui s’est scotché un avertissement dans la nuque pour parer au plus méfiant, pour endormir le prédateur, pour couper l’index des racoleurs.

La femme qui vit en elle a l’âge de la fille qui lit assise sur le siège des toilettes des conseils de beauté entre deux pets de nonette. .

Des phéromones dans l’air, des envies de saillies qui mouillent le plafond, des mains de complices qui accordent des pardons.

Des mères, des grands-mères, des pionnières, des valeurs d’exemple, des jamais ça, des jamais moi, des bras.

  

A.

 

          Premier jour des règles, papier.

Maman se fait lapider, caillou.

Je veux une nouvelle tête, ciseaux.

 

JE VEUX UN GROS ZIZI !! Qui gêne, qui fume, tout boursouflé! Je veux un

kiki pour la journée, voir comment ça fait d'être tout gorgé! Oh et puis

même un petit j'saurais y faire, je veux juste un truc, pour dépasser,

le faire rentrer et rejouer.

 

Est-ce qu'on ne se fait pas pousser, des petits zizis, des petits coins

coins, des petites moustaches, un pantalon.

Je veux un zizi, je veux un zizi, je veux faire pipi, je veux faire

pipi, comme mes ennemis, comme mes ennemis.

Et si j'ai pu envie de m'épiler, et si j'oublie de me maquiller.

Est-ce qu'il poussera mon petit coin coin, mon petit zizi.

 

Vous allez me le donner ce foutu zizi! Ou le prochain que j'attraperai,

je le serrerai, tout fort, tout fort, tout mouillé, ne plus le sortir et

le garder, au chaud, bien au chaud, bien à moi.

 

JE VEUX UN GROS ZIZI !! Qui gêne, qui fume, tout boursouflé! Je veux un

kiki pour la journée, voir comment ça fait d'être tout gorgé! Oh et puis

même un petit j'saurais y faire, je veux juste un truc, pour dépasser,

le faire rentrer et rejouer.

 

Premier jour des règles, papier.

Maman se fait lapider, caillou.

Je veux une nouvelle tête, ciseaux.


12:35 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

Why men love computers

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00:01 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

07/03/2005

Beware of Dog

La moitié d’un ami, c’est la moitié d’un traître. Ne prenez que des amis entiers, et prenez les entièrement.
Les pénétrations profondes sont les plus efficaces.
Aujourd’hui plus que les autres jours, thank God, I’M THE GIRL IN RAGE !

23:49 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

La foire aux bestiaux-les.

D’abord, Rappel de définitions (Petit Robert):

 

Erotique:

Adj. (1566 : lat. eroticus, gr. Erôtikos « qui concerne l’amour, de erôs).

Qui a rapport à l’amour, qui en procède. OU suscité par l’instinct sexuel ou qui l’excite, tend à l’exciter. (voir Sensuel, sexuel, voluptueux, libre, licencieux, stimulant, aphrodisiaque…)

Pornographie :

n.f. (1842 « traité de la prostitution », 1803 ; de pornographe, auteur de ce traité. Du gr. Porne (prostituée) & -graphe : écrit).

Représentation (écrits, dessins, peintures, photos, vidéos) de choses obscènes destinées à être communiquées au public.

 

Et puis…

 

Le salon de l’(anti-)érotisme a donc clos ses portes hier soir. Absinthe, Mozhorus et Milady (mOI) ont donc testé pour vous le salon de la pornographie, déguisée sous un masque de l’érotisme hypocrite.

 

Hier soir, les stands du marché agricole du sexe ont donc été remballés dans leurs cartons et les robes de filet de rôti de porc ont pu être rangés dans les petits sacs à mains Play-Boy.

 

Il semble pourtant que l’érotisme n’a pas pu trouver au sein de cette foire une quelconque identité de charme et de mystère, telle que le terme « érotisme » véhicule habituellement.

Point de boudoir (www.viviennewestwood.co.uk ), point de Chantal Thomass (http://www.azzuma.com/HTML/thomass.html ), point d’Un Agent Provocateur (www.agentprovocateur.com ); point de Coco De Mer (www.coco-de-mer.co.uk/ ), point d’Aubade (www.aubade.com), point de littérature érotique, point de chocolat au gingembre, point d’Empire des Sens, point d’arts épicuriens, point d’exotisme, point d’Eros…

 

Seuls la « Giant Pussy » ou le « Dirty Cock » sont les jouets pour adultes con-sentants (oui, bien entendu…) dans ce Disney Bande décrépi mais RIEN de ludique dans ces « visions » voyeuses du sexe disqualifiant simplifiées, (r)abaissées au strict minimum.

 

Les défilés de lingerie « féminine » terminent en nez-à-chatte et en gland-de-bois autour d’une scène posterisée et sponsorisée par www.viensmelamettre.com et www.J’enPrendsNeufd’UnCoup.com .

Les mises en scène infantiles pour que la femme-enfant baisse plus facilement la croupe sont décorées d’une joyeuse bande son des grands tubes de l’été 69 « à poil, la blonde » ou « plus vite, cochonne ! » et surtout « montre nous ton cul ! ».

 

Les « sexy shows » sont séparés de la masse bande passante par des sacs poubelle rafistolés par du scotch double face (autant que les femmes elles-mêmes). Les vieilles dames montrent les chairs ridées, adipeuses, filtrées par quelques dentelles racoleuses mais elles assumeraient leur négligé de Soi(e).

 

SM et son ami Fetish imposent leurs épines sans donner d’indice de leur monde, pas de dialogue, pas d’introduction (jeu de mot interdit), tout est là, à vendre, il y a même des soldes sur les Godes Ceinture à Clous, profitez-en ! Monsieur Bellemare, vous nous avez manqué !

 

C’est juste le Nique Plus Ultra d’un labyrinthe obscur sans fil d’Ariane, embrumé de fumées d’encens, parfum sperme.

 

Et le commercial à cravate-sous-pull-acrylique, au regard blafard, vous explique que « Le Gode Foreuse », made in Taïwan, révélera en vous votre côté sadique.

Et le cow-boy aux muscles dorés, élevé au viagra transgénique, vous lance un regard lasso parce que vous êtes une femme-vache, et qu’avouez, vous aimez ça, salope…

Et le Hobbit au manteau de laine de verre qui rôde parmi les trolls, vous observe du haut de son corps-bite, s’adonnant au tripotage des culottes-fils parce qu’il aime toucher, vous pensez bien.

 

Et rares sont les couples à la recherche d’une nouvelle extase.

Et rares sont les hommes qui achètent des jouets pour leurs compagnes de lit.

Et rares sont les femmes qui sont valorisées.

Et rares sont ceux qui sont venus pour l’érotisme.

 

Alors que “ça” existe, oui, mais que ce soit (d)écrit correctement!

 

http://www.tasante.com/sous_rubrique/sexe/couple/Pages/eros_pornos.php

petit dico très perso du sexe pour être sûr(e) :

http://vassilia.net/vassilia/dico/glossaire.php?mode=4&limit1=0&limit2=10

 

Mais le vague qui règne entre les mots ‘érotisme’ et ‘pornographie’ ne pourrait être expliqué que par l’usage vieillissant, voire désuet du terme « amour » que je décline à mon singulier.

 

(photo de l'astéroïde EROS et son cratère Psyché)


17:00 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

06/03/2005

Olé...

"Rien ne stimule les femmes éméchées comme la douleur des bêtes, on n'a pas toujours des taureaux sous la main."



15:15 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

04/03/2005

Le petit chaperon rouge (rappel de Grand Mère)

écoutons nos grand-mères un peu plus...

MORALITE

On voit ici que de jeunes enfants,
Surtout de jeunes filles,
Belles, bien faites et gentilles
Font très mal d'écouter toutes sortes de gens,
Et que ce n'est pas chose étrange,
S'il en est tant que le loup mange.
Je dis le loup, car tous les loups
Ne sont pas de la même sorte :
Il en est d'une humeur accorte,
Sans bruit, sans fiel et sans courroux,
Qui, privés, complaisants et doux,
Suivent les jeunes demoiselles
Jusque dans les maisons, jusque dans les ruelles.
Mais, hélas ! qui ne sait que ces loups doucereux,
De tous les loups sont les plus dangereux !

 

(Illustration de Stéphane Bourson)


13:59 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

03/03/2005

L’hiver appelle la graisse

La joue ou la cuisse ? Se nourrir. Manger. Bouffer. Grailler. Parce qu’on n’est pas nées anorexiques. On prend de la place et ça fait chier. Parce qu’il n’y a pas de balance avant l’estomac. A des heures précises, biologique, morphologique, analogique, systématique, comme un tic. Même pas boulimique. On garde tout, et le sucre, et la graisse, faire partie intégrante de nous. Ce nous qui n’est pas nous, élastique, fantomatique, calorique. Panés industriels baignés dans la graisse, feuilles mortes autour d’animaux en tranches, féculent plombant, sous la dent, kilogéniques, vomissures de terre enserrées, artificielle, superficielle morsure des aliments. Au fond, tout au fond du goulot là ou ça fait plus mal. Comme pour se cacher. Ca remonte par le sang, trouve tout seul l’amas graisseux sur le plafond palpitant de nos doubles mentons. Dans tous les coins cachés des grosses cylindrés. S’accrochent comme des chauves-souris à nos artères. On les laisse passer, au diable le centre de tri, frénétique. S’accumuler. L’univers entier est fait de graisse. On la regarde pendouiller. Faut pas pleurer parce que ça coule. Demain on jeûnera. On essaiera. Relativiser. C’est pire ailleurs. Et on en reprend. Pour se sentir lourde, combler manques et trous. La bouche pleine on évitera de parler. Aucune notion de dosage. Les aliments joyeux dévalent la pente, tous bien mélangés au préalable pour le palais. C’est le chaos dans la trachée. Et on stocke, stocke, stocke, comme en temps de guerre, en bonnes femelles. Vendra t on nos peaux d’orange avant de nous avoir tué ? On fait partie intégrante du grand centre de recyclage cosmique. La bouffe nous bouffe de l’intérieur et ça se voit à l’extérieur.

20:57 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

les B.I.T.C.H (s')exposent

l'une après l'autre, les B.I.T.C.H sont mentionnées dans les choses roses, noires et or, dans des lettres sans papiers. Dans l'inconscient collectif, leurs nombrils deviennent aussi épais que les chevilles alors qu'en réalité, c'est l'heure du gras de l'hiver à liposucer et les bottes fourrées à dégager...
 
prévenez vous, nous sommes toujours entières, mêmes ébréchées par les vies ordurières et les insultes cavalières, nous sommes derrière vous, ébauchant projets forteresses, conservant amours pêcheresses, occupons nous de nos fesses tout en buvant moult vins de messes!
 
Les B.I.T.C.H se reposent les jours des saigneurs et virevoltent entre aventures et nomenclatures...
 
restez branchés, nous observons!
 
http://www.lemague.net/dyn/article.php3?id_article=1163
 
(illustration de Kimiko Yoshida "autofetich")
 

14:42 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

01/03/2005

ils y ont pensé...

citation à double sens giratoire:
 
"la femelle du cerveau, c'est la cervelle!"

14:45 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |