08/03/2005

Cadavres Exquises à 3 pour La journée de 3 femmes

MJA, comme le Mouvement des Jeunes Amazones, Milady, Julie-tte & Absinthe ouvrent le mal le jour même de la journée de la Femme.

 

1, 2, 3 nous ne couchons pas aux bois

4, 5, 6 nous n'cueillons pas de chéries

7, 8, 9 mais dans nos paniers neufs

10, 11, 12 elles ne sont pas que rouges...

  

Trio de femmes pour la journée de Celle:

 

 

M.

 

 Notre besoin de consolation est impossible à rassasier *.

 

 Il est peu d’hôtesses en l’air qui donnent le sel aux tétons des enfants creux. Il est peu de femmes girafes qui caressent l’espoir de gagner une bouteille de lait Candia au bingo des zéros.

 

Errer au sein des hommes est un pèlerinage sacrifi-ciel que nombre de femelles parcourent, la croupe fouettée par les courants d’air affectifs. Tromper sa foi et gérer sa déficience sont les assignations à résidence favorites de quelques unes de mes contemporaines.

Elles ont été gibier de patience dans les terriers de sables émouvants et sont aujourd’hui chassées par les ombres de chevaliers perdants.

 

La seringue du soldat disparu gît au creux des veines détrempées des femmes de l’effort de guerre. Les monuments aux mortes cousus d’étoffe sibylline s’envolent au rythme des moulins aux prières. Les pleureuses s’universalisent quand on camoufle les cadavres des lies.

 

Mère ou fille de joie, sœur ou fille du calvaire, les posters s’affichent sous les poteaux électriques, le néon rouge vacille entre lucidité et perversité.

 

 Les journées de la femme se dévergondent en rumeurs d’hommes compatissants et en gémissements de chiennes de garde râleuses. Les images dépravées de l’érotisme gratuit assomment les adolescents en manque de puissance, bombardant leur imaginaire tremblant de trous de balles perdues dans les murs sanguinolents. Les Lilith de comptoirs se grisent en buvant les tripes d’hommes faciles et tout le monde pleure, messieurs, dames, tout le monde.

 

 Gelez votre candeur, mesdames… crissez vos dents de louve défenseuse, les hommes sont des chiens pour les loups et vous n’avez que votre poil lustré pour vous moucher. Parques du symbolisme phallocrate, vous n’avez d’Athéna ou de Diane que les bottes et le casque. Pandore est l’excuse justifiée de siècles navrants pour une humanité sexiste. Levez vos seins bien haut ou faites vœu de silence !

 

 Je VOUS fais gré des incapables raisons de lapider les robes et les talons, des insipides maisons qui attirent nos cheveux dans l’aspirateur, des inopportuns Saint Valentins qui rôdent sans épines, le gui autour du sexe mou en chantant les paillardises médiévales qui rehaussent leur ego.

 

Les hommes aux poings de lierre terrassent notre indépendance pendant que les rides boréales se creusent. Les futures petites filles perceront mille sacs à prostate avec la vigueur vengeresse des Judith des cités. Ni rut, ni chemise !

  

Et si un jour, on nous traite de femmes et que le carmin nous envahisse, nous marcherons ENCORE sur les écrans des émissions ‘Femmethon’, en brûlant culottes et soutiens-gorg(on)e délicats pour brandir la lance d’indécence méritée.

 

Violons nos accords, défendons notre utérus et salissons nos colons d’herbes sauvages assaisonnées de faculté car nous aurions été « créées » par complémentarité, pas par précarité. 

 

* Stig DAGERMAN (1923-1954)

  

J.

 

   Des chromosomes dans les ovaires, des envies de vie qui grouillent au fond, des particules odorantes en arabesques blasphématoires qui suivent le sillage de la grâce grassouillette et si tendre.

La femme qui vit en elle a l’âge de la fille aux yeux plissés, de gros chagrins en lendemains, des trous béants pour bercer au-dedans, des secrets aux sourires qui se cachent bien au fond.

La femme qui vit en elle a l’âge de la fille qui s’est scotché un avertissement dans la nuque pour parer au plus méfiant, pour endormir le prédateur, pour couper l’index des racoleurs.

La femme qui vit en elle a l’âge de la fille qui lit assise sur le siège des toilettes des conseils de beauté entre deux pets de nonette. .

Des phéromones dans l’air, des envies de saillies qui mouillent le plafond, des mains de complices qui accordent des pardons.

Des mères, des grands-mères, des pionnières, des valeurs d’exemple, des jamais ça, des jamais moi, des bras.

  

A.

 

          Premier jour des règles, papier.

Maman se fait lapider, caillou.

Je veux une nouvelle tête, ciseaux.

 

JE VEUX UN GROS ZIZI !! Qui gêne, qui fume, tout boursouflé! Je veux un

kiki pour la journée, voir comment ça fait d'être tout gorgé! Oh et puis

même un petit j'saurais y faire, je veux juste un truc, pour dépasser,

le faire rentrer et rejouer.

 

Est-ce qu'on ne se fait pas pousser, des petits zizis, des petits coins

coins, des petites moustaches, un pantalon.

Je veux un zizi, je veux un zizi, je veux faire pipi, je veux faire

pipi, comme mes ennemis, comme mes ennemis.

Et si j'ai pu envie de m'épiler, et si j'oublie de me maquiller.

Est-ce qu'il poussera mon petit coin coin, mon petit zizi.

 

Vous allez me le donner ce foutu zizi! Ou le prochain que j'attraperai,

je le serrerai, tout fort, tout fort, tout mouillé, ne plus le sortir et

le garder, au chaud, bien au chaud, bien à moi.

 

JE VEUX UN GROS ZIZI !! Qui gêne, qui fume, tout boursouflé! Je veux un

kiki pour la journée, voir comment ça fait d'être tout gorgé! Oh et puis

même un petit j'saurais y faire, je veux juste un truc, pour dépasser,

le faire rentrer et rejouer.

 

Premier jour des règles, papier.

Maman se fait lapider, caillou.

Je veux une nouvelle tête, ciseaux.


12:35 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

Commentaires

hein qu'on déchire? Mes chéries!

Écrit par : Absinthe | 08/03/2005

moi je suis le scotch... ils sont la déchirure... nous sommes UN puzzle!

Écrit par : Milady Renoir | 08/03/2005

Nous sommes de belles filles à gros kiki sur trône surrrrrélevé ! BITCH power !

Écrit par : JULIE-TTE | 08/03/2005

,,, J'aime ces femmes,,,

Écrit par : moz | 08/03/2005

Juré craché!! L'année prochaine on vous octroie une semaine...

Écrit par : Mâle Cicatrique | 08/03/2005

Mâle ne crache pas sur notre blog, on a pas de femme de ménage!

Écrit par : Milady Renoir | 09/03/2005

don't mix, no don't mix ! évite de mélanger les tampons et les serviettes car à force de te tamponner le crâne avec des serviettes usagées, tu augmentes le taux de suicide de tes neurones de manière anormale. Ca a pour effet que tu perds le contrôle du flux et dois alors acheter des giga tampons et des maxi super serviettes !

Écrit par : quinne | 09/03/2005

Déranger, déranger c'est tout ce qui reste en cette époque épique oui, vous déchirez!

Continuez, dérangez , dérangez! La femme n'est pas qu'une suiveuse, n'en déplaise à certains. Continuez vos chemins de traverses.

Écrit par : une pouffe anonyme | 09/03/2005

pour éviter de se fendre une grande lèvre ! bois du red moule, ça te donne des lèvres !

Écrit par : quinne | 16/03/2005

Oh La GrOsSe !!!! Si tu veux une GROSSE BITEc'est parce que tu as un Gros CUL de degeulasse !!! :) Kone va !!!!

Écrit par : THOMAS | 16/03/2005

Les commentaires sont fermés.