15/02/2005

Testostérone pour femmes

Un spray de testostérone pour améliorer la libido - Les jeunes femmes à la libido en berne vont disposer d’une nouvelle arme !

 

En octobre 2004, LJS.com annonçait la mise au point d’un patch à la testostérone destiné à améliorer la libido des femmes ménopausées. Aujourd’hui la société américaine qui a mis au point ce patch vient de changer de cible marketing en créant, avec l’appui de scientifiques australiens, un spray à la testostérone pour les jeunes femmes à la libido en berne.

Le Pr. Susan Davis de l’université australienne de Monash a testé un spray à la testostérone sur 261 femmes présentant des taux de testostérone bas et se plaignant de leur libido. Pendant 16 semaines, ces femmes ont appliqué chaque jour sur leur peau une dose de ce spray contenant de la testostérone et un produit assurant le passage de l’hormone à travers la peau et son absorption dans les 24 heures suivant l’application (ce genre de composé chimique est aussi présent dans les crèmes solaires) ou bien un placebo. Parallèlement les femmes notaient le nombre de rapports sexuels et leur degré de satisfaction (notes comparées avec celles prises pendant un mois avant le début du traitement). Les résultats de l’étude montrent que le nombre de rapports sexuels satisfaisants a augmenté significativement à la fin du quatrième mois pour les femmes sous testostérone par rapport à celles sous placebo. Et ce avec très peu d’effets secondaires. « Si les prochaines études confirment les bénéfices que nous venons d’observer, ce spray pourrait créer une différence énorme dans la qualité de vie de beaucoup de femmes » affirme Susan Davis. « Et ce changement ne concerne pas uniquement la vie sexuelle mais plus globalement le foyer et la vie sociale » ajoute-t-elle.

N’en doutons pas, ce spray changera aussi la vie du laboratoire pharmaceutique qui obtiendra l’autorisation de sa mise en vente. À ce jour, il n’existe en effet aucun traitement médical pour aider les femmes dont la libido n’est pas satisfaisante…Le marché est donc des plus lucratifs pour l’entreprise qui trouvera la solution médicale à ce problème : les analystes chiffrent les profits à plus d’un milliard de dollars par an.

Ceci est un Article du Nouvel Obs.

 

Faut-il prescrire de la testostérone aux femmes?

De plus en plus de Québécoises se traitent à l'«hormone de la virilité». Verrons-nous apparaître des femmes à barbe à la voix de baryton?

Plus l'homme avance en âge, moins son corps produit de la testostérone. Pour contrer l'andropause et ses symptômes – diminution de la masse musculaire, obésité abdominale, apathie, dépression – de plus en plus de médecins prescrivent des suppléments de cette hormone virile... qui semble requinquer même les plus avachis des quinquagénaires!

Les «cobayes» sont contents. Avec la testostérone, disent-ils, tout remonte : la vitalité, la libido, le bien-être. Pour profiter des mêmes bienfaits, certaines femmes ont aussi commencé à en prendre. C'est là que ça se corse... Entre les médecins, le débat fait rage : faut-il oui ou non donner une hormone masculine au femme? Verrons-nous apparaître des femmes à barbe à la voix de baryton?

Helen, 61 ans, fréquente assidûment un gymnase du centre-ville. Mince et musclée, elle est dans une forme étonnante. En plus de sa thérapie hormonale anti-ménopause, son médecin lui injecte depuis un an des suppléments de testostérone. À part un léger problème de rétention d'eau au début du traitement, Helen dit n'avoir ressenti aucun effet secondaire. Elle affirme avoir plus de force et d'énergie. Elle se sent davantage capable d'affronter les difficultés de la vie.

Il faut savoir que le corps de la femme produit aussi naturellement de la testostérone – environ dix fois moins que celui de l'homme. Après la ménopause, les ovaires continuent d'en sécréter mais les autres sources – glandes surrénales, peau, tissus adipeux, cerveau – tarissent. L'organisme de la femme subit donc une baisse de 60 p. cent de cet androgène.

Les opposants au traitement brandissent l'absence d'études sur les effets à long terme de cette hormone. À part une toxicité au niveau du foie, la testostérone peut produire – à forte dose – une «virilisation» de la femme : poils au visage et sur le corps, acné, puis baisse de la voix et allongement du clitoris!

Mais, attention, il faut pour observer ces symptômes des doses dix à vingt fois plus fortes que ce qui est généralement prescrit aux femmes – soit de 25 à 50 milligrammes à chaque 4 ou 8 semaines.

Au Canada, la testostérone n'est disponible qu'en injection. Nos voisins du sud, eux, disposent de comprimés, de crèmes et de timbres épidermiques. Le traitement n'est pas approuvé par Santé Canada, mais – comme le dit la loi – un médecin a le droit de prescrire à ses patients n'importe quel médicament jugé bénéfique à leur bien-être.

 

Ceci est un Article de Cybersciences Canada.

 

Réflexions B.I.T.C.H incluant quelques clichés, nous vous l’accordons mais bon…:

 

La nouvelle « ARME » pour le sexe après la ménopause est donc une hormone de virilité…

La « solution » aux problèmes de libido est une hormone qui peut provoquer la « virilisation » des femmes, déjà qu’à partir de 40 ans, les femmes coupent leurs cheveux et ne mettent que des pantalons, sous prétexte de confort.

Les hommes qui « n’honorent » plus leurs femmes depuis presque 10 ans n’auraient donc plus aucune culpabilité vis-à-vis de leurs compagnes grises.

 

Les femmes à la libido surdéveloppée pourraient alors ne plus avoir besoin que de leur seul homme pour « combler » leur besoin sexuel et seraient donc obligées de subvenir à cette nécessité en pratiquant la polyandrie ?

Le témoignage des femmes qui emploient la testostérone, parle de « meilleure habilité à affronter le monde, à avoir plus de force et d’énergie », ne voyons nous pas encore ici, une allusion tacite à la surhumanité ?

 

Dans quelques mesures, une femme de 60 ans, ayant accouché de quelques enfants et d’un ou deux maris, n’aurait pas le droit de poser quelques valises ? Est ce seulement la recherche d’un bien-être sexuel ou la volonté de performance sexuelle ?

S’intéresse t’on réellement à la sexualité du troisième âge ou l’acharnement thérapeutique ou scientifique ne recherche t’il pas plutôt à pousser les limites de l’Homme jusqu’à un point sans retour ?

 

Y a-t-il des avantages, autres que sexuels, à ce traitement à la testostérone qui équilibraient les potentiels effets secondaires, plus qu’avilissants pour une femme ?

L’hormone de jeunesse (D..H.E.A) ne serait pas alors si « positif » que les chercheurs ont bien voulu le faire croire ?

 

Dans l’article du NouvelObs, je cite Susan Davis « Et ce changement ne concerne pas uniquement la vie sexuelle mais plus globalement le foyer et la vie sociale » : Susan Davis assurerait donc la paix des ménages et la (re)découverte d’un épanouissement, d’une jouvence sociale et mentale rien qu’avec quelques injections d’hormone mâle ? En quoi cette réflexion peut elle être pertinente ? Quelles évaluations les chercheurs ont-ils bien pu analyser pour obtenir un tel concentré de plénitude ?

La panoplie Miss Hulk est-elle une véritable solution au mal-être des femmes ?

Est-ce que les femmes « virilisées » auraient plus de hargne et de répondant face à certains hommes violents ? Manipulateurs ?

En quoi la recherche de la ressemblance avec l’homme peut amener une nouvelle force ?

Y t’il donc un équilibre naturel insuffisant au troisième millénaire pour que toute primarité soit automatiquement dénigrée ? Frankeinstein perpétue son propre mythe?

 

Quelles seraient les conséquences d’injection d’œstrogène chez les hommes ? Deviendraient-ils des larves ? Seraient-ils donc incapables de travailler ? De procréer ? D’être heureux ?

 

qu'en pensez vous?

 

Tiens, je vais filer la pilule à mon mec dès ce soir… que la parité ait un sens !!!

 

(photo de Maryse Manios: http://www.mmanios.fr.fm/ )

09:51 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

Commentaires

finalement pourquoi ne pas mettre des diffuseurs de Testostérones sur des Godes, comme cela, pas besoins d'hommes !

Écrit par : Nola | 15/02/2005

mais on a besoin des hommes, pas de s'injecter de la testostérone... mais Nola, nous conservons ta proposition et l'étudierons sous toutes les coutures!! :D

Écrit par : Milady Renoir | 15/02/2005

les mélangeuses de tampons et de serviettes ne font qu'augmenter le taux de suicide de leurs neurones. A force, bien sûr, de se tamponner le crâne avec des serviettes ensanglantées. et ne parlons pas de l'odeur ! il faut vraiment dire stop aux moules puantes, ç'est urgent.

Écrit par : quinne | 15/02/2005

dis Quinne tu veux pas nous montrer qqch d'autre? histoire qu'on te respecte?

Écrit par : Milady Renoir | 15/02/2005

déçu... Décider de séparer dogmatiquement l'utilisation d'un gode et d'un homme, c'est vraiment faire preuve d'un manque total d'imagination que je suis assez déçu de trouver ici... Je le dis un peu comme je le pense...

Écrit par : M | 15/02/2005

donc, nous devrions crier bien haut (imitant le cri de la lionne saillie):
nous aimons les hommes!
nous aimons les godes!
nous n'aimons pas les hormones!

Écrit par : Milady Renoir | 15/02/2005

...imitant le cri de la lionne saillie on aimerait bien entendre...

Écrit par : solytaire | 15/02/2005

Il serait indécent d'aimer les hommes et pas les godes ! Les premiers font tellements mâles alors que les seconds font tellement de bien ! (je sais, elle était facile celle là, mais bon !)
Quant à retenir ma proposition et de l'étudier sous toutes les coutures, pourquoi pas : une maille à l'endroit, une maille à l'envers ....

Écrit par : Nola | 16/02/2005

moule ou huitre les huitres c'est les vieilles moules ? les huitres ça mélange pas les tampons et les serviettes pisque kan elles sont vieilles elles utilisent plus !

Écrit par : quinne | 16/02/2005

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