31/01/2005

Vivantes Esquissent

Baptême de feu, idées collées sous l’épiderme, calme de l’air ambiant, il fait nouveau.

Avaler sa première gorgée comme sa première bouffée. Se faire terre fraîche en temps de pluie. Douleur de l’incarnation. S’incorporer à la chair, masse ferme et ténébreuse.

Croire aux affiches, afficher ses croyances, sacrifier ses doutes sur une ébauche de renaissance, continuer à dire oui même quand on se crève les vœux.

La cage thoracique crache l’œuf bavant et chaud. Rééquilibrer les espaces vides et souillés.

La catéchisme allégorique inonde les couloirs vers l’autel, ne croyez pas à la croix, ne croissez pas sur le minimum. Vivez aujourd’hui pour demain.

Le roseau me cache, mon reflet s’est perdu dans la forêt. Les tempes transpercées par la réalité, comme un vieux manège rouillé.

Souffle de peuplier blessé au milieu des zébrures, les temples branlent le ciel et les hommes lions errent dans les cages aux folles.

J’étale sur ton ventre le miroir de ma faux.

//I see a Sister in HEll(e)

16:53 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

30/01/2005

B.I.T.C.Hes & Stitches

C’était des rires sourds, des gorges noires, des cadavres exquises, des jolies jupes, des cadres en sang, des perles de suie, des pupilles épatées, des verres de liesse, des nuits dans sommeil, des cicatrices recousues, des mains jointes, des prières de livres ouverts, des sens immédiats, des chevelures mêlées, des joints endormis, des papiers léchés, des ouvertures de livres, des fermetures de caves, des corps ondulés, des psaumes rafistolés, des véritables impostures, des vies croisées, du respect enrubanné, des culottes emB.I.T.C.H.ées, des départs précipités, des envies à répéter, des éclairs à foudroyer, des vieux glaires éjectés, des cartes tirées, des salons embrumés, des mitaines déchirées, des saletés époussetées, des visages recollés, des lectures amidonnées, des corsets apprivoisés, des larmes acidulées, des cuisses abandonnées, des formes calligraphiées, des musiques électrisées, des vérités dépaysées, nos hommes éberlués, c’était les B.I.T.C.H se sont enfin rencontrées… ne vous déplaise !


19:03 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

28/01/2005

Mes soeurs

C'est grand jour que celui-ci !

Illustration : Charley Case

12:53 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Ce soir, nous allons danser sans remise, sans menthe à l'eau..

J'attends ce soir
Tu nous attends
Elle attend le bus
Nous attendons Luce
Vous attendez tout
Ils attendent demain
 
ce soir en rythmes et rimes...
 
Séance (re-)trouvailles
Ambiance victuailles
Séquence pagaille
Ascendance marmaille
Bienveillance racaille
Naissance mitraille
Réjouissance broussaille
Tendance gouaille
Substance racaille
Jouissance bataille...
 
(Les Parques attendent Lux)

 
 
 
 

10:59 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

27/01/2005

Être ou ne pas être

Nous ne sommes pas des "4 filles du Dr March", des "Drôles de Dames", des "Sissi Impératrice", des "8 ça suffit", des "Super Jaimie", des "Sailor Moon", des "Wonder Woman", des "Autant en emporte le vent", des "Femmes sous influences", des "Demoiselles de Rochefort" sous leurs "Parapluies de Cherbourg", des "Faibles Femmes", des "Madame Bovary", des "Emmanuelle", des "Femme du Boulanger", des "Péril en la demeure", des "Tatie Danielle", des "Filles perdues cheveux gras", des "Femmes au bord de la crise de nerfs", des"Les enfants du paradis", des "Femmes en bleu", des "A bout de souffle", des "2046" , et non plus des "Bienvenues dans l'âge ingrat", des têtes à "M.A.S.H.", des"M les maudites", des "Sur mes lèvres", des sur "La corde", ou des "Aristochat(te)s" et encore moins des "Fast Food, Fast Women"…

 

nous serions plutôt des "Barbarella", des "Faster Pussycat Kill Kill Kill", des "Témoins à charge", des "Guerre des Roses", des "Jamon Jamon", des "Manon des Sources", des "Jeux Interdits", des "Bonnie & Clyde", des "Thelma & Louise", des "Bagdad Café", des "Liaisons Dangereuses", des "Pixote", des "Féline", de « La grande bouffe", du "Sang chaud pour meurtre de sang froid",

des"12/3 salopes", du "Le mépris", du "Stand by me", de "l’audition",du "En chair et en os", des "Déjà mortes", des "Arrivées près de chez vous", des "J.F. cherchent appartement", des "Women on the moon", "La cuisinière, la voleuse, la femme et sa maîtresse", "Les rivières pourpres", "L'ultime souper", des "Peaux d'âne", des "mutantes de l'espace", des "Talons aiguilles", des "Enfants du désordre", des "Etés meurtriers", des "Exotica", des "Bal de casse-pieds", des "Merci la vie"... car "tant qu'il y aura des femmes"... nous serons ça!


14:26 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

B.I.T.C.H. BOYZ

Bientôt sur vos écrans.

13:23 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

26/01/2005

LES 4 FEMMES DE DIEU

Ce livre écrit par G. Bechtel, dresse un "portrait" ludique du statut féminin à travers la grille de lecture de la réalité qu'est le dogme catholique.Il explique et décrit comment les pères de l'église n'ont accordé d' "âme" aux femmes qu'aux alentours de l'an mille.
"Naturellement, chez l'homme abonde davantage le discernement et la raison..."
(St Thomas d'Aquin.)
Comment ces fameux PÈRES nous ont portées au pinacle ( sainteS) ; NOUS ont conspuées (putainS, sorcièreS), NOUS on statufiées dans une ignarité crédule (BécassineS.)

Et c'est donc, bécassine-sorcière-putain-sainte qui vous parle.

Mais élargissons un peu notre horizon, et sauf votre respect Messieurs, voila ce que VOUS avez dit de droite, à gauche.
"Je ne permets pas à la femme d'enseigner ni de faire la loi à l'homme. Qu'elle se tienne tranquille..."
(Première épitre à Thimotée, I, 9-15)
"Tu enfanteras dans la douleur."
"Ta concupiscence ( convoitise) te pousseras vers ton mari et il te dominera [...]"
(Genèse III ; 16)

"Les femmes n'ont été crées que dans le seul but de servir les hommes..." Luther.

Dans le Judaisme, le Talmud et la Kabbale (tradition orale) traitent de la nécéssité POUR L'ÉPOUX d'accorder la jouissance à sa femme dans l'acte sexuel.
Pour reéquilibrer un peu tout ça, un passage du Talmud affirme tout de même que "...mieux vaut bruler la Torah que de la confier à une femme."

"Les hommes ont autorité sur les femmes" (Coran, Sourate IV)
Et, telle qu'elle apparait dans le texte, la femme musulmane se doit d'être " vertueuse, bonne épouse, consentante à l'égard de son mari, soumise aux usages établis."
N'est-il-pas ?

Quant aux autres dimensions : Bouddhisme, Taoisme, Hindouisme, Tantrisme et assimilés, malgré une vision un peu moins réductrice qui implique dans ces spiritualités une dualité complémentaire YIN (principe féminin)-YANG (principe masculin) , on constate tout de même que la femme représente un symbole puissant chargé du désir de possession masculin, qui vous empêche donc Messieurs de vous réincarner et d'accéder à l'éveil-nirvana.(Oui, faut pas déconner non plus.)

(Pour en savoir plus sur les termes religieux ici, allez sur le site de Volute :
http://www.systerofnight.net/
où bien allez acheter le dernier "Monde des Religions".)

Bien à vous.

11:03 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

Violette Leduc

http://hermaphrodite.fr/article700.html
http://www.largeur.com/expArt.asp?artID=562
Personnage insolent, homosexuel, décadent, acharné, décharné surnommé La Laide inspirée ou le Genet ou le Miller féminin...
 
Quelques extraits de «Thérèse et Isabelle»:

Les préliminaires:
«Les lèvres se promenaient sur mes lèvres: des pétales m'époussetaient. Mon cœur battait trop haut et je voulais écouter ce scellé de douceur, ce frôlement neuf. Isabelle m'embrasse, me disais-je. Elle traçait un cercle autour de ma bouche, elle encerclait le trouble, elle mettait un baiser frais dans chaque coin, elle déposait deux notes piquées, elle revenait, elle hivernait. Mes yeux étaient gros d'étonnement sous mes paupières, la rumeur des coquillages trop vaste.»

Le point culminant:
«Je cherchai sa main, je la mis sur mon dos, je la fis descendre plus bas que les reins, je la laissai sur le bord de l'anus.
- Oui, dit Isabelle.
Je patientai, je me recueillis.
- C'est nouveau, dit Isabelle.
Le timide entra, Isabelle parla:
- Mon doigt a chaud, mon doigt est heureux.»

Le dénouement:
«Je me détachais de mon squelette, je flottais sur ma poussière. Le plaisir fut d'abord rigide, difficile à soutenir. La visite commença dans un pied, elle se poursuivit dans la chair redevenue candide. Nous avons oublié notre doigt dans l'ancien monde, nous avons été béantes de lumière, nous avons eu une irruption de félicité. Nos jambes broyées de délices, nos entrailles illuminées...
- Cela monte, cela monte...
- Toujours, toujours...»

 
Bibliographie dont les titres sont pertinents au sentiment de douleur, de lutte et de fémininté aigüe:
La bâtarde, La femme au petit renard, Ravages,La folie en tête, L'affamée,L'asphyxie, Trésor à prendre...

09:32 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

25/01/2005

Mouarf

On doit l’écarteler, se découvrir pour se découvrir, y plonger la main et s’incarner en tête à tâtons, scruter les parcelles d’un désir mécanique. Sillonner jambes écartés les tranchés et caveaux familiaux. Quand d’autres s’engouffrent convaincus. Nous on tête encore. Les yeux clos sur le désir passoire.On doit dévaler les escaliers titubant sac à rien foutre par de beaux matins au ventre creusé et refroidi d’avoir trop pleuré et rendu les premiers cris. Vénérer les substances chimiques du fin athanor pendant un majestueux corps à corps alchimique. Et apprivoiser un intérieur criant violet. Chaque tige et bite de chien transforme la fleur en vase. Eponge ma peau de l’aine fenêtre sur un sang mâchouillé. Des visions d’honneur dans le fond de la culotte. Ceci est notre sang. Si j’étais raide et velu j’envierai je violerai je vénérerai ma soeur. Si j’étais cube je tuerai pour une courbe. Je voudrais être un homme juste pour me pénétrer. Parce que ma petite chose carnivore et musclée qui emprisonne ton épée, élastique, sympathique, répugnante est sans issue. Tout ce qui me fait chère est au fond du puit. Je plains ceux qui n’ont pas su y chanter, ceux qui jamais n’auront la richesse d’y puiser, ceux qui trop imbus pour s’y abreuver préfèrent la pénétration aveugle.Un chasseur sachant chasser sans sa bite de chien est un bon chasseur.
 
(dessin d'Absainte)

21:14 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Instant tané

Milady (au centre), Julie-tte (left) et Absinthe (right) attendent impatiemment l'arrivée de Luce à Bruxelles...
 
 
(photo de Luis Gispert)

13:39 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

24/01/2005

NOUS ne branlerons PAS vos certitudes.

0

16:41 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Préambule

Conciliabule:
 
dans les couloirs des trains et des Concorde, sur les rails des toîts vernis, dans les rues immobiles, le peuple mondial s'excite et les oreilles des chevaux vibrent...
 
les B.I.T.C.H se rencontrent enfin et pour toujours à la limite de cette fin de semaine hivernale.
 
Elles parleront des choses qui les troublent, d'elles-mêmes intégralement et du monde des autres conséquemment.
Elles chuchoteront aux ondes de choc, elles tireront sur les couettes des nuages et riront de leurs malheurs (elles en ont...) et du bonheur des autres (il y en a...)
 
et puis, elles s'embras(s)eront au rythme des il-légalités, des in-égalités, des impartialités, des in-actualités, des criminalités, des in-fatalités, des in-frugalités, des im-moralités, des sexualités, des in-virtualités...
 
sonnez clairettes et résonnez amulettes, les B.I.T.C.H sont impatientes...
 

13:26 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

21/01/2005

Nous serons fières de vous

Nous, aussi, serons DES mères.

 

Mères d’hommes, peut-être… et nous vous aimerons, câlinerons, couverons, dorloterons, punirons… Nous nous arracherons les fils de tête, nous attraperons des rougeoles nerveuses, nous périrons à chaque rentrée des classes, nous pendrons nos seins à vos bouches aqueuses, nous cacherons nos larmes d’acier trempé, nous cracherons sur les joues de vos bastonneurs de préau, nous pisserons dans les jardinières de vos institutrices injustes, nous volerons des kilos de bonbons, nous goberons les arêtes de vos poissons panés, nous dépècerons les monstres de vos placards, nous élaguerons les allées sombres de votre adolescence, nous cacherons nos jambes en collants gris à vos soirées, nous éjaculerons de joie à vos essais théâtraux, nous serons les louves de vos saute-mouton, nous lécherons vos caleçons cons…

 

Nous, aussi, serons des Mères d’Hommes, nous aussi… nous le sommes déjà!


15:39 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Thunder (Perfect) Mind

( "Nurse With Wound", pour mes BITCH.)

00:59 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20/01/2005

MAÏEUTIQUE, subst. féminin.

Marre de vous accoucher, les bambins.
Bougez vous.

[...] Nous devrions avoir la faculté de hurler un quart d'heure par jour au moins ; il faudrait même que l'on créât à cette fin des hurloirs. « La parole, objectera-t-on, n'allège-t-elle pas suffisamment ? Pourquoi revenir à des usages si révolus ? » Conventionnelle par définition, étrangère à nos exigences impérieuses, la parole est vide, exténuée, sans contact avec nos profondeurs : il n'en est aucune qui en émane ni qui y descende. Si, au début, au moment où elle fit son apparition, elle pouvait servir, il en va différemment aujourd'hui : pas une seule, même pas celles qui furent transfigurées en jurons, ne contient la moindre vertu tonique. Elle se survit : longue et pitoyable désuétude. Le principe d'anémie qu'elle recèle, nous continuons néanmoins à en subir l'influence nocive. Mode d'expression du sang, le hurlement, en revanche, nous soulève, nous fortifie, et quelquefois nous guérit. Quand nous avons le bonheur de nous y adonner, nous nous sentons d'emblée à proximité de nos lointains ancêtres, qui devaient dans leurs cavernes rugir sans cesse, tous, y compris ceux qui en barbouillaient les parois. A l'antipode de ces temps heureux, nous sommes réduits à vivre dans une société si mal organisée que l'unique endroit où l'on puisse hurler impunément est l'asile d'aliénés. Ainsi nous est défendue la seule méthode que nous ayons de nous débarrasser de l'horreur des autres et de l'horreur de nous-mêmes. S'il y avait du moins des livres de consolation ! Il en existe très peu, pour la raison qu'il n'y a pas de consolation et ne saurait y en avoir, tant qu'on ne secoue pas les chaînes de la lucidité et de la décence. L'homme qui se contient, qui se domine en toute rencontre, l'homme « distingué » en somme est virtuellement un détraqué. Il en est de même de quiconque « souffre en silence ». Si nous tenons à un minimum d'équilibre, remettons-nous au cri, ne perdons aucune occasion de nous y jeter et d'en proclamer l'urgence. La rage nous y aidera d'ailleurs, elle qui procède du fond même de la vie.
(Cioran.)

11:00 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

19/01/2005

Robin Proper Sheppard est un Héros

If a change is gonna come - SOPHIA

Been walking down this road everyday of my fucking life
And if a change is gonna come
God I hope I bleed this river dry
Coz I’m a steamroller, bulldozer


And life’s a bitch and then you die
Don’t waste your time and wonder why
It’s just a bitch yeah and then you die


Sometimes I hate all day sometimes I hate all night
Sometimes I hate everything but sometimes isn’t that alright?
Gotta get a grip, guess I gotta get a grip yeah


To think is good, but to know is best
Don’t close your eyes
No time to rest
Coz’ life’s a bitch yeah and then you die
And it’s too short yeah to wonder why
It’s just a bitch yeah and then we die
There’s no time no to wonder why
It’s just a bitch yeah and then you die


Illustration: Robin Proper Sheppard by Verena Knemeyer

10:17 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Délit de Tête de BITCH

4 hommes armés d'un képi, appelons les "Gros Connard", "Pauvre Type", "Sous Merde" et "Monsieur Gentil" ont envahi hier soir le wagon de tête du train qui ramenaient les honnêtes travailleurs linkebeekois vers la Sainte Capitale, pris leurs poinçonneuses batteuses pour une matraque et abusé de leur pseudo pouvoir de contrôleur des rails pour faire payer le prix de l'humiliation à une ratureuse de Key Card distraite et épuisée.
Les hommes ne jouent plus au petit train mais "aux gendarmes et à la BITCH furieuse".
Monsieur Gentil dit que ça ne les amuse pas... mais que penser alors de l'érection qui tendait le pantalon de Gros Connard tandis qu'il agitait sa carte de police sous le nez d'une Julie-tte hystérique?

Illustration : train-jouet.com (quelqu'un a donc fait un site qui s'appelle train-jouet.com)

10:08 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

y a quelqu'un ?

C'est bien (aussi) quand il n'y a pas QUE les B.I.T.C.H qui se bougent.

PARIS MOBS : http://martinmgraham.com/index.htm

09:37 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/01/2005

Du flonflon sans modération

Les jolies choses, les regards arrachés aux trottoir, le nez en l'air, un peu de soda, de la meringue et de la guimauve, du tulle, de la finesse, un peu de grâce, un nez pointu, des cils fins et fournis, le cheveux lisse, le gant en seconde peau, le sac à main plein de mitraille, le rouge à lèvre discret.
Une BITCH s'est égarée au pays des tendresses.

Illustration : Daniele Buetti

17:57 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

17/01/2005

Ni ça.

(achetez nous une coupe bordel.)
(veuve-cliquot de préférence.)

16:23 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

(mort à crédit)

HÉ !

.............PLUS JAMAIS çA..!!!!

*traumatisée*

16:21 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Intégration champêtre en deux/trois mouvements

La bourrée est une danse traditionnelle à deux temps dans le Berry et le Bourbonnais (France). Elle se danse à trois temps dans le Limousin. En Basse-Auvergne la bourrée est à deux temps, la bourrée à trois temps est appelée montagnarde. En Haute-Auvergne la bourrée est à trois temps alors que la bourrée à deux temps est appelée montagnarde... un peu emberlificotée ?

Aucun doute, il vous faut chanter et danser…

 

La bourrée

 

Dans l'eau l'poisson frétille qui l'attrapera la rira
Dans l'eau l'poisson frétille qui l'attrapera
Vous la belle fille, on vous aimera la rira
Vous la belle fille, on vous aimera
Passant par la rivière, nous donnant le bras...
Trouvons la meunière avec nous dansa...
Ah! meunière gentille on t'embrassera...
Quant aux vieilles filles, on les laissera...

 

 

http://www.labourreedaurillac.com/

 

ceci est un message personnel, dirigé, à peine compréhensible pour la commune des mortelles, vous vous en doutez!







15:28 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

Comme un lundi

Simplement parce que j'en ai marre de voir ce couillon en bas. Pauv' mec.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Une rumeur circule, paraît que les B.I.T.C.H. ont une vie, et même des we passionnant pendant lesquels elles n'ont pas le temps de poster.

14:47 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

14/01/2005

La vengeance est un plat qui se bouffe givré...

idée cru-elle: http://www.ex-femmes.com/
 
le principe:
les photos compromettantes de femmes autrefois aimées et/ou fouettées, avec lesquelles le quotidien était partagé... aujourd'hui, la "vengeance" doit être à la hauteur de l'humiliation... alors certains hommes exposent les photos qui n'ont pas eu la chance d'être brûlées...
 
Ex-Femmes donc!
 
l'idée est glorieuse et la vengeance facile...
si seulement, ce n'était pas un nouveau concept de "punition" sexuelle volontaire pour quelques ménagères (de plus de 38 ans, vous êtes prévenus!) qui ont assouvi le fantasme de poser nue car il semble que le motif (laid) du papier peint et du canapé soit un peu trop...répétitif...
mais voilà, tous les moyens sont "bons" pour exposer le corps... et pour venger l'EGO.
 
 
cette idée est très vile et très basse, jamais aucune des B.I.T.C.H ne se salirait les doigts (manucurés) d'une telle tache. JAMAIS!!!
 
 
(photo d'un Cupidon, Ex de Milady... au hasard, hein!)

12:07 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

13/01/2005

Au coeur, le pré vert...

Cet amour
Si violent
Si fragile
Si tendre
Si désespéré
Cet amour
Beau comme le jour
Et mauvais comme le temps
Quand le temps est mauvais
Cet amour si vrai
Cet amour si beau
Si joyeux
Si dérisoire
Tremblant de peur comme un enfant dans le noir
Et si sûr de lui
Comme un homme tranquille au milieu de la nuit
Cet amour qui faisait peur aux autres
Qui les faisait parler
Qui les faisait blêmir
Cet amour guetté
Parce que nous le guettions
Traqué blessé piétiné achevé nié oublié
Parce que nous l'avons traqué blessé piétiné achevé nié oublié
Cet amour tout entier
Si vivant encore
Et tout ensoleillé
C'est le tien
C'est le mien
Celui qui a été
Cette chose toujours nouvelle
Et qui n'a pas changé
Aussi vraie qu'une plante
Aussi tremblante qu'un oiseau
Aussi chaude aussi vivante que l'été
Nous pouvons tous les deux
Aller et revenir
Nous pouvons oublier
Et puis nous rendormir
Nous réveiller souffrir vieillir
Nous endormir encore
Rêver à la mort
Nous éveiller sourire et rire
Et rajeunir

Notre amour reste là
Têtu comme une bourrique
Vivant comme le désir
Cruel comme la mémoire
Bête comme les regrets
Tendre comme le souvenir
Froid comme le marbre
Beau comme le jour
Fragile comme un enfant
Il nous regarde en souriant
Et il nous parle sans rien dire
Et moi je l'écoute en tremblant
Et je crie
Je crie pour toi
Je crie pour moi
Je le supplie
Pour toi pour moi et pour tous ceux qui s'aiment
Et qui se sont aimés
Oui je lui crie
Pour toi pour moi et pur tous les autres
Que je ne connais pas
Reste là
Là où tu es
Là où tu étais autrefois
Reste là
Ne bouge pas
Ne t'en va pas
Nous qui nous sommes aimés
Nous t'avons oublié
Toi ne nous oublie pas
Nous n'avions que toi sur terre
Ne nous laisse pas devenir froids
Beaucoup plus loin toujours
Et n'importe où
Donne nous signe de vie
Beaucoup plus tard au coin d'un bois
Dans la forêt de la mémoire
Surgis soudain
Tends nous la main
Et sauve nous.

[J.Prevert]

19:07 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

le jeu des 7000000 erreurs!

*Jeu*
 
Deux images:
 
1- Barbie is a bitch!
 
2- We are B.I.T.C.H!
 
Règle(s) du Je(u):
 
°Spot the differenceS!!°

14:13 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Note interne

Nous ne deviendrons pas des vieilles coupeuses de phallus lorsque nos ovaires auront rendus les armes.

Illustration : Nabuko Yoshiaraki

09:49 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

12/01/2005

Avis au sexe fort

Oyez, oyez, braves gens
je cherche un homme qui aurait tout le temps
de faire pousser des enfants
au lieu d'pousser des cris et d'jouer les méchants
oyez, oyez, les misters
je cherche un quidam qui a pas froid au cœur
pour détourber mon humeur
en jouant aux gens d'âme et aux lovers
oyez, oyez, braves gens
je cherche un adam pour croquer ma pomme
qui croit pas qu'l'amour c'est du vent
et qu'on peut être un homme
sans faire de mal à personne
avis au sexe fort
j'voudrais perdre le nord
dans votre sens
avis au sexe fort
j'voudrais léguer mon corps
a votre science
oyez, oyez les musclés
au lieu de compter les morts
du haut des miradors
laissez vos armes devant l'entrée
pas la peine de frapper
mon cœur n'est pas fermé
promis, juré, ça fait pas mal
c'est juste un p'tit coup de poudre,
sauf qu'on a jeté les balles
c'est jamais trop tard, faut juste savoir
que pour gagner c'ette guerre
suffirait d'pas la faire
venez mater mes contours
j'ai besoin d'un type qui me tourne autour
pour éloigner les vautours
ceux qui m'font l'amour
avant d'me faire la cour
avis au sexe fort
j'voudrais perdre le nord
dans votre sens
avis au sexe fort
j'voudrais léguer mon corps
a votre science
j'suis pas comme dans les magazines
fille en bas résille
femme sous cellophane
mais j'ai du sex-appeal alcaline
à l'heure des grandes marrées
qui font des vagues à l'âme


 
Zazie


13:24 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

Femmes téfales

Graine de tournesol
la tête en l'air
je prends le soleil
Je traîne et je tourne seule
des phrases en l'air
prêchées dans le désert
Et j'ai l'air de quoi
tant de roses autour de moi
Elles sont belles mais pas pour moi

Toutes tes femmes téfales
m'arrachent des larmes
qui coulent pour un rien
j'arrose ton jardin
Est-ce que c'est pour ces fleurs du mal
que ton coeur s'emballe
Je les arracherais bien
toutes ces belles plantes de tes mains

Tu sèmes parfois sur le sol
des p'tits morceaux de toi
qui me vont droit au coeur
Tu m'aimes parfois
mais les herbes folles comme moi
ça poussent comme ça
des cris qui font peur
Tu as peur de quoi
Je te croyais à l'épreuve des balles
moi le gratin m'est égal
je ne chasse pas les étoiles

Mais toutes tes femmes téfales
m'arrachent des larmes
qui coulent pour un rien
j'arrose ton jardin
Dire que c'est pour ces fleurs du mal
que ton coeur s'emballe
alors que le mien,
enfin ... tu sais bien
Mais les femmes téfales
s'en fichent pas mal
que je m'attache à toi
Toutes ces fleurs qu'on te lance c'est normal
que tu me fasses du mal
On n'a plus le coeur à rien
quand on n'a plus le coeur sur la main

 
Zazie

13:19 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Lettre ouverte à la fillette

Fille, à toujours vouloir dépasser ton ombre sur les pavés, tu le vois, ton p’tit ballon rouge flotter dans les airs, tu l’as finalement lâché, hein ? Avoue que tu l’as pas tenu assez fort, ton p’tit rêve à l’hélium… pourtant, je te l’avais dit qu’il s’envolerait à la première minute d’inattention. Tu préfères les pommes d’amour ? Tu préfères les trains fantômes, les bateaux pirates et les montagnes russes aux manèges enchantés ??!

Bon, alors, chiale pas…

 

Vas-y, tiens, attache tes désirs à la boucle en mal de vivre et appuie dessus avec la grosse masse en plomb… vas y, écrase lui la tronche à ton envie, t’as qu’à jouer à être la vilaine p’tite fille privée de tout, qui couine derrière la caravane !

 

T’en fais quoi maintenant de tes petites chaussures vernies noires, hein ? Et ta p’tite robe vichy, confectionnée par des p’tites mains sévères… elles t’ont fait quoi, les Parques, pour que tu les aimes plus que moi ? Tu les vois les autres enfants qui profitent ? Ceux qui disent oui plus vite que non ? Tu les sens les reproches monter dans ta gorge serrée ? Et pourquoi tu tournes tes doigts aussi fort dans tes poings, tu as mal à tes articulations ?

Dis non au monsieur aux bonbons, c’est ça… crache lui une boulette de bile dans la face… mais avance, nom de nom… reste pas plantée là…

 

Ah tu veux faire la mystérieuse… la vilaine p’tite silencieuse alors que dedans, tes choses hurlent… pourquoi tu laisses pas l’air rentrer, hein ? Ça t’amuse vraiment de tirer cette tronche ? Tu les entends les gens qui crient ? Tu n’aimes pas dire que tu aimes ? Tu sais combien c’est facile de claquer une porte, hein ?

 

Si tu continues, ta vie sera débordante de chaise musicale vide, de salle de bal lugubre et de culs-de-sac à perdre ta p’tite haleine de menthe…

Allez, va… monte sur moi… fais confiance au sourire… allez, lâche la rampe… enlève les roulettes à ton tricycle… saute, te dis-je, saute…

Si tu te fais mal, ben, tu te relèveras puis tu seras fière de toi, allez, fille… viens… aie confiance… enlève moi ces lèvres closes… j’veux les voir tes quenottes… viens… viens…

 

 

(illustration de Yoshitomo Nara)

10:00 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |