26/01/2005

Violette Leduc

http://hermaphrodite.fr/article700.html
http://www.largeur.com/expArt.asp?artID=562
Personnage insolent, homosexuel, décadent, acharné, décharné surnommé La Laide inspirée ou le Genet ou le Miller féminin...
 
Quelques extraits de «Thérèse et Isabelle»:

Les préliminaires:
«Les lèvres se promenaient sur mes lèvres: des pétales m'époussetaient. Mon cœur battait trop haut et je voulais écouter ce scellé de douceur, ce frôlement neuf. Isabelle m'embrasse, me disais-je. Elle traçait un cercle autour de ma bouche, elle encerclait le trouble, elle mettait un baiser frais dans chaque coin, elle déposait deux notes piquées, elle revenait, elle hivernait. Mes yeux étaient gros d'étonnement sous mes paupières, la rumeur des coquillages trop vaste.»

Le point culminant:
«Je cherchai sa main, je la mis sur mon dos, je la fis descendre plus bas que les reins, je la laissai sur le bord de l'anus.
- Oui, dit Isabelle.
Je patientai, je me recueillis.
- C'est nouveau, dit Isabelle.
Le timide entra, Isabelle parla:
- Mon doigt a chaud, mon doigt est heureux.»

Le dénouement:
«Je me détachais de mon squelette, je flottais sur ma poussière. Le plaisir fut d'abord rigide, difficile à soutenir. La visite commença dans un pied, elle se poursuivit dans la chair redevenue candide. Nous avons oublié notre doigt dans l'ancien monde, nous avons été béantes de lumière, nous avons eu une irruption de félicité. Nos jambes broyées de délices, nos entrailles illuminées...
- Cela monte, cela monte...
- Toujours, toujours...»

 
Bibliographie dont les titres sont pertinents au sentiment de douleur, de lutte et de fémininté aigüe:
La bâtarde, La femme au petit renard, Ravages,La folie en tête, L'affamée,L'asphyxie, Trésor à prendre...

09:32 Écrit par B.I.T.C.H | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

hum.. je ne vois pas trop le rapport avec Miller sinon sa période vaches maigres ou il donnait dans la littèrature pornographique.. une page un sou un canon un crouton... mais je vais tout de même y voir de plus près desfois que..
thx pour cette découverte en attendant.
cordialement

Écrit par : dôm | 05/02/2005

mais de rien, Dôm faut lire pour dire, évidemment... mais La Leduc avait au moins le franc écrire de Miller, exposant avec la pudeur du juste (donc, peu!) ses étreintes et calvaires sexuels...

Écrit par : Milady Renoir | 10/02/2005

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